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Hebdo |
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N°207 Semaine
du 01 au 07 août 2011 ISRAEL,
du nouveau à suivre de près Plus
de 150.000 manifestants. On n'a jamais vu autant d'israéliens descendre dans
la rue pour défendre leurs conditions de vie et de travail. Quelques chiffres: les prix
alimentaires ont augmenté de 30% en 5 ans. Le prix des logements a augmenté de 32% en 1 an à Tel-Aviv (de
64% depuis 3 ans) et de 17% en 1 an à Jérusalem. Le journal Haaretz a publié un
sondage selon lequel 87% des israéliens soutiennent le mouvement. Il faut savoir qu'un israélien
sur quatre (25%) vit sous le seuil de pauvreté avec 740 euros par mois. Nous sommes loin de l'image complaisamment
répandue d'un peuple vivant largement. Dans ce pays les salaires sont peu
élevés et le coût de la vie ne cesse d'augmenter. Cette situation ne concerne pas
les énormes sociétés financières, filiales américaines pour la plupart qui ont vu leurs profits
atteindre des sommets. Le quotidien "Le Monde" est obligé de le
reconnaître, même s'il le fait en termes ampoulés: "la politique de
privatisations a enrichi le pays, écrit-il mais appauvrit une partie
grandissante de la classe moyenne". Il faut noter que le
déclenchement de cette action de masse très importante a lieu en dehors de
l'intervention de la centrale syndicale Histadrout. Surprise par l'ampleur du
mouvement, elle vient enfin de s'adresser à Nétanyahou pour lui demander de
réunir les "partenaires sociaux" afin de sauver "les classes
moyennes". L'air est connu, c'est celui que chantent des dirigeants
syndicaux en France, en Europe et ailleurs. Mais finalement ce qui se passe
en Israël même si nous n'en sommes qu'au tout début, c'est la preuve évidente
que la lutte des classes existe partout où existe le système capitaliste.
N'en déplaise aux "théoriciens" de tous horizons qui prétendent le
contraire. . Lire, enregistrer
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