|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
Hebdo |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°210 Semaine du 22 au 28 août 2011 Face
à l'offensive du capital, une seule solution: l'action F.
Fillon a présenté le nouveau plan d'austérité: 11 milliards sur le budget
2012. Toutes
ces mesures, sont un nouveau recul du pouvoir d'achat, un recul des moyens
pour se soigner, des coupes dans les dépenses publiques et sociales, le recul
de l'emploi, de la croissance. *Après
les augmentations en juin des transports, de l'EDF, du gaz, des produits
alimentaires, il faudra ajouter les boissons sucrées, les cigarettes. *Les
taxes sur les Mutuelles complémentaires de santé vont être répercutées par
l'augmentation des cotisations. D'autres mesures vont être annoncées pour
économiser 2,2 milliards d'euros de plus sur les dépenses de santé. *Rappelons
que depuis 3 ans les salaires sont gelés et l'OFCE (Office Français
des Conjonctures économiques) annonce un nouveau gel pour 2011. *En
France il y a aujourd'hui selon les statistiques, 15 millions de français au
bord ou dans la pauvreté. *Les
200.000 euros annoncés de prélèvement (provisoire) sur les 10.000 les plus
riches est de la poudre aux yeux mais aussi une insulte à tous les exploités
dont on va raboter encore un peu plus les maigres revenus. Les 352 ménages
les plus riches de France ont gagné (chiffres officiellement connus donc en
dessous de la vérité) plus de 4 milliards 300 millions d'euros en 2010. *Les
suppressions d'emplois dans la fonction publique vont se poursuivre (130.000
ont déjà été supprimés). Le
chômage: 4.700.000 de chômeurs en Juillet. Ce
chiffre est en hausse en Août et les prévisions de
croissance annoncées vont encore l'aggraver dans les prochains mois *Les
analystes économiques de plusieurs instituts annoncent un nouveau recul de la
production industrielle. Le
capital en veut toujours plus Le
pouvoir doit aller toujours plus loin dans l'austérité pour le peuple, dans
la casse des acquis sociaux, le pillage des richesses du pays, pour répondre
aux exigences du capital français. C'est une nécessité pour lui pour faire
repartir son taux de profit, pour tenir sa place dans la concurrence mondiale
capitaliste. C'est ce qu'ils appellent "rassurer les marchés". Ce
qui se passe en France se fait dans tous les pays européens et dans le monde. Mathieu
PLANE de l'OFCE explique: "on
assiste à une synchronisation quasi totale des plan d'austérité en Europe et
dans le monde. La France n'a pas le choix, elle doit suivre ses voisins". Des plans
sont déjà prêts pour aller plus loin. A. Minc économiste dans les
sphères du pouvoir, préconise des mesures pour restreindre les dépenses de
santé et une augmentation de la TVA dans tous les pays européens. En
France il y a les moyens financiers. Il y
a les moyens de réduire le déficit,
d'augmenter les salaires, les retraites, d'assurer les dépenses de santé, de
relancer l'investissement, l'industrie, la recherche, de créer des emplois Faut-il
rappeler: -que les
exonérations de cotisations sociales patronales, de la taxe professionnelle,
les cadeaux fiscaux, c'est 140 milliards d'euros par an. -les
exonérations de cotisations des grandes et sociétés financières sur les milliards qui servent à la
spéculation, c'est 146 milliards annuels. -Les
richesses produites en France par les salariés en une année, c'est plus de
950 milliards d'euros. Plus de 25% sont accaparés par les actionnaires -Les profits des seules entreprises du CAC 40
ont été de 83 milliards d'euros en 2010, le double de 2009. Au 1er semestre
2011, ils annoncent des profits encore en hausse, plus de 40 milliards et ils
ont dans leurs caisses une trésorerie de 170 milliards. Il faut
reprendre les milliards accaparés par le capital Il faut
faire payer la part patronale des cotisations sociales, il faut frapper les
profits capitalistes. Il faut s'attaquer au pouvoir des multinationales des puissances
financières qui gouvernent notre pays. Comment? Par la
lutte. La lutte de plus en plus large, de plus en plus forte et déterminée du
peuple. Seule l'action anticapitaliste peut changer les choses. Ne
nous laissons pas détourner par les fausses solutions. Les
socialistes et leurs alliés vilipendent le plan du pouvoir mais ils
s'affirment les champions de la rigueur. Elle sera juste disent-ils. Ils ne
veulent surtout pas s'attaquer au système capitaliste, c'est lui seul qui
tiendra les rênes comme aujourd'hui
s'ils reviennent au pouvoir. Les soutenir c'est être assurés que la politique
actuelle continuera de s'aggraver pour le peuple et pour notre pays. La
seule solution d'avenir est d'en finir avec le capitalisme. Dès
aujourd'hui, sans attendre, pour mettre un coup d'arrêt au plan du pouvoir,
agissons tous ensemble. On peut
s'étonner que les centrales syndicales réunies le 24 août aient reporté leur
réunion et d'éventuelles décisions au 1er septembre sous le prétexte que F.
Fillon les reçoit 1 à 1 ces jour-ci. Qu'attendent-ils? On connait les plans.
Il n'y a rien à attendre de discussions dans les salons ministériels sauf à
discuter en partenaire jusqu'où iront les reculs pour les salariés. On a
entendu F. Chérèque de la CFDT toujours en pointe, dire sur A2 qu'il
est urgent d'attendre. J.C. Mailly secrétaire de FO a déclaré parlant
du plan "qu'il s'attendait à pire". Propos surprenant dans la
bouche d'un dirigeant syndical. Cette
attitude des centrales fait qualifier les dirigeants syndicaux par J.P. Pécresse
éditorialiste aux "Echos" "de partenaires sociaux privés de
rentrée sociale, résignés à accompagner une rentrée résolument
budgétaire". Il est
très urgent d'agir, les salariés attendent un mot d'ordre au niveau de
l'offensive du capital. La CGT faisait hier à Montreuil la
réunion de rentrée de ses organisations. D'emblée, unanimement s'est dégagé
des interventions des participants, la nécessité de développer l'action,
d'organiser rapidement une journée
interprofessionnelle de grèves et de manifestations. L'appel à une telle journée a été retenu
pour la première quinzaine d'octobre.
C'est ce que la CGT va proposer à la réunion du 1er septembre. Elle
affirme que si toutes les centrales n'y sont pas favorables, elle
l'organisera avec toutes celles qui le seront. Il faut
en bas dans les entreprises, sans attendre faire monter l’exigence de
l'action au niveau exigé par la
situation. Il faut bousculer ceux qui ne veulent pas d'action ou la
retiennent. "Communistes"
appelle partout à développer la lutte anticapitaliste Les
salariés peuvent compter sur notre parti. . Lire, enregistrer et/ou imprimer
ce texte au format PDF (2 pages) . |
|
|