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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°211 Semaine du 29 août au 04 septembre 2011 PS,
PG, PCF bras dessus, bras dessous Les
Universités d’été du PS, du PCF et du PG se sont tenues ce dernier week-end.
Leur contenu à quelques mois de la présidentielle et à quelques encablures
des élections sénatoriales ne manque pas de confirmer les intentions des uns
et des autres. Au PS,
sur fond de rivalités personnelles, il
y a bien convergence sur le fond des différents candidats à la primaire. Ils
sont tous pour rester dans le cadre du capitalisme et ils entendent être les
champions de la réduction des déficits publics, c’est à dire d’une super
austérité pour le peuple. Ils s’estiment plus capable que la droite de faire
avaler l’amère pilule aux salariés. Bien entendu, ils affirment être pour une
austérité « juste ». Ils n’hésitent pas à brandir les grands mots,
vilipendant les spéculateurs et les riches, tout est permis pourvu qu'on ne s'attaque
au capital. Les « riches », dont certains ont "pétitionné"
pour une « augmentation » de leurs impôts sont pâles de
frayeur ! Rien de bien neuf de ce côté-là. Les socialistes s’apprêtent
donc à gérer les affaires du grand capital comme ils l’ont déjà fait et le
font déjà dans les pays européens où ils sont au pouvoir. Du côté
du Front de gauche, le journal
« l’Humanité » titre: « Gérer la crise ou en sortir ». On
aurait pu s’attendre, après un tel titre, à une critique sérieuse du
programme du PS. Mais pas du tout, le
candidat du FG, Mélenchon, en appelle au rassemblement de la gauche, et il
invite à un débat le PS et le NPA sur la meilleure façon de faire gagner la
gauche. C’est si flagrant que toute la presse nationale et régionale souligne: « Jean
Luc Mélenchon en guerre contre l’austérité tend la main au PS ».
Ainsi PCF et PG avec le FG comptent-t-ils lutter contre l’austérité avec le PS qui s’en réclame au nom de la lutte
contre les déficits publics et est pour une Europe fédérale capitaliste. Il
n’y a là rien d’étonnant, PCF et PG s’ils critiquent les marchés financiers,
qui ne le fait pas aujourd’hui, se gardent bien de remettre en cause le
système capitalisme lui-même, la puissance des multinationales qui ont le
pouvoir. Leur stratégie d’alliance
avec le PS les amène à être les rabatteurs de voix pour l’austérité à la
sauce social-démocrate. Il est
vrai qu’il y a quand même de petites récompenses : quelques sièges de
sénateurs et de députés sont à la clé. Il faut donc clairement dénoncer cette partie de dupes où les
revendications populaires sont prises en otage par un PS et ses alliés qui
comme d'habitude veulent aller au pouvoir pour continuer la même politique. Seul « Communistes » comme parti
révolutionnaire montre que la voie d’un changement radical, ne peut s'ouvrir
que par la lutte sans concession contre le capital et sa politique. . Lire, enregistrer et/ou
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