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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°212 Semaine du 05 au 11 septembre 2011 Les
salariés des fonderies en lutte Dans
les fonderies du Poitou, de Châteauroux et de Laigneville, l’objectif du groupe
Montupet pour augmenter ses profits, passe par la baisse du coût du travail,
fil rouge de sa stratégie. Aux
Fonderies du Poitou, le patronat entend diminuer les salaires de 15% et
imposer le passage de 38 heures 30 à
35 heures avec la réduction de salaire qui l'accompagne. Au total, cela ferait 25% de salaire en
moins. Un salarié après 24 ans de présence a un salaire brut mensuel de 1800
euros. Le chantage est : sauver
l’entreprise. A Châteauroux
où la direction entend augmenter la durée du travail. La remise en cause des
pauses lui ferait gagner plus de 13 jours de travail gratuit sur l’année. Par ailleurs, la stratégie de la direction vise à transférer des activités et des moyens de
production vers un pays à bas coût, en Inde par exemple, mettant en cause à
terme l'existence même de l'établissement
de Châteauroux. Le
groupe Montupet fait des profits. Il
emploie 1.700 salariés en France, où il produit 50% de ses produits livrés
dans le monde. Il a des sites en
Bulgarie et au Mexique. En 2010,
il a augmenté son chiffre d'affaires de 84% et réalisé un profit de 6,7
millions d'euros. Au premier semestre 2011, son chiffre d'affaires a augmenté
de 32,7% sur 2010. Il a été de 251 millions d'euros. Renault,
leur principal client était propriétaire des fonderies. En 1998 il les a vendues, créant
ainsi des sous-traitants qui sont mis en concurrence pour faire pression sur les
prix bien évidemment et en tirer le
bénéfice maximum. Les
salariés ne l’entendent pas ainsi et dès l’annonce de ce coup de force, ils
sont entrés en lutte. Les fonderies du Poitou ont entamé une grève dès le 2
septembre. Les salariés des trois fonderies ont manifesté le 8 septembre
devant l'usine de Châteauroux. La lutte continue. "Communistes" apporte son soutien aux salariés en lutte. Ces
attaques du patronat se font dans le même temps où le gouvernement poursuit
sa politique antisociale dont le seul but est de répondre aux exigences du
capital, comme montre le plan de rigueur pour le peuple de 12 milliards
d’économies. Pas
d’autre choix que la lutte pour refuser de subir la loi du capital. Le rendez
vous du 11 octobre peut être une
grande journée de mobilisation, de grèves et de manifestations dans tout le
pays. Sachons saisir cette opportunité pour refuser les politiques
d’austérité qui ne pénalise que les salariés. Lutter,
c’est affirmer également que ce système capitaliste ne peut en aucun cas être amélioré, que
d’autres choix sont possible dans notre pays qui en a les moyens à condition
de lutter de plus en plus fort contre le capitalisme et tous ceux qui le
soutiennent. . Lire, enregistrer et/ou
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