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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°212 Semaine du 05 au 11 septembre 2011 Les
salariés trinquent, les syndicats tergiversent On
aurait pu s'attendre au moment où le capital fait payer aux travailleurs les
"crises" qu'il génère, à une riposte syndicale à la hauteur des
conséquences des décisions prises par le pouvoir. Au lieu
de cela, alors qu'il est urgent d'agir, les syndicats tergiversent - report
de réunion, discussion à n'en plus finir, initiatives d'action décidées puis
annulées ou reportées. En clair,
le syndicalisme français et en tout cas ses dirigeants s'accommodent de la
situation. A l'urgence d'agir, les syndicats répondent par l'urgence
d'attendre. C'st un positionnement politique.
Et pourtant la colère des salariés et de la population se mesure par
les luttes nombreuses dans tous les secteurs, qu'ils soient du public ou du
privé. Cette colère pour qu'elle s'exprime plus fort devrait être fédérée, coordonnée. Or les syndicats
sont divisés sur les formes d'action, les dates, les initiatives. Les
salariés attendent autre chose des organisations syndicales. Le
chômage s'aggrave, la pauvreté s'étend, les services publics, la fonction
publique sont de plus en plus soumis aux critères de la rentabilité que l'on
connaît dans le privé. La santé, l'éducation nationale, la fonction publique
territoriale sont dans le collimateur du pouvoir, pour soi-disant réduire les
déficits publics. Que dire des salaires et des pensions qui ne cessent de
diminuer. Autant de sujets (et bien d'autres) qui exigent un autre niveau de
lutte. D'autant que de l'argent il y en a : 170 milliards d'euros ont été
attribués aux entreprises sous différentes formes, exonérations, subventions
multiples. Des milliards d'euros sont dilapidés pour "soutenir" les
banques ou encore pour "chasser les dictateurs d'Afrique". Les profits des entreprises du CAC 40
voient leurs profits augmenter de 10% au premier semestre 2011. La masse des
dividendes versés aux actionnaires par les entreprises (hors secteur
bancaire) s'est élevée à 210 milliards d'euros en 2010. Serait-ce un sujet
tabou pour les syndicats ? S'ils n'en parlent pas c'est qu'ils acceptent la
situation. La CFDT
refuse la grève, FO et CFTC ne veulent même plus discuter avec les autres
syndicats, la CGC discute avec le Gouvernement. Quand à la CGT, elle manœuvre
en reculant au nom de l'unité. Elle s'en remet maintenant, après avoir
consulté son Comité Confédéral à l'avis des syndicats d'entreprises. Mais
malgré ce capharnaüm les enseignants ont décidé une journée d'action le 27
septembre et les retraités le 6 octobre. C'est cette voie là qu'il faut prendre,
rien n'est plus urgent que d'agir. "Communistes"
s'y emploie. . Lire, enregistrer et/ou
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