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N°215 Semaine du 26 septembre au 02 octobre 2011 Qui
a dit ? Questions-réponses sur la casse de l'industrie en France « Peugeot, j’en fais mon affaire » : Jean-Pierre Chevènement,
ministre de F. Mitterrand, devant l’usine de Peugeot Sochaux. Depuis, le site
qui comptait 43000 salariés en 1979, en compte moins de 13000 aujourd’hui. *« On peut développer cette entreprise sans
problème pour quelle atteigne le seuil des 9000 emplois »: le même Chevènement à la même époque
à propos de l’entreprise Kelton (horlogerie) de Besançon. Aujourd’hui, Kelton
devenu Fralsen compte 150 salariés, à l’époque ils étaient 3000. *« Vilvorde, je m’en occupe » phrase
célèbre de Jospin, alors ministre de Mitterrand. Cette entreprise de
12000 salariés, citée comme modèle; a aujourd’hui disparu. *« Alstom est un fleuron de notre industrie, il
faut le préserver et le développer », disait Sarkozy aux
salariés. Depuis le site Alstom à Belfort comporte 22 entreprises différentes
et l’atelier de fabrication des ailettes de turbines (100 salariés) est sous
le coup d’une fermeture. Sarkozy a tenu à peu près les même propos concernant le
haut fourneau de Gandrange (Arcelor-Mittal) devant les salariés. Aujourd’hui,
le haut-fourneau est à l’arrêt et les salariés sans travail. La liste d’exemples identiques est loin d’être complète. *Dernièrement, et après les propos du P.D.G de
Peugeot annonçant des économies drastiques dans le groupe (des milliers
d’emplois en moins), François
Hollande, candidat P.S à l’élection présidentielle, vole au secours de l’industrie automobile
(Bigre…Ca va faire mal !!). Accueilli
par le directeur du site de Peugeot Sochaux (Encore !!) il fait une visite bienveillante des ateliers,
accompagné par le dirigeant socialiste P.Moscovici député du Doubs.
Qu'a-t-il dit : "Il ne faut pas parler de pouvoir d’achat si on
reste dans l’incantation ». Autrement dit, ne me parlez pas de
salaire, je ne répondrai pas. Donc, rien sur les salaires, rien non plus sur les
suppressions d’emplois, sauf des « propositions » pour les
accompagner : -« développer la formation avec l’appui des
collectivités territoriales »(nos impôts).-« changer de
carrière ». Ces propositions révolutionnaires sont les mêmes que celles
de Mme Parisot, présidente du M.E.D.E.F (Patronat français). *Mais, il y a mieux !! Lors d’une rencontre
le même jour avec les organisations syndicales, le débat a porté sur les
revendications des salariés et notamment sur la précarité du travail dans
l’industrie automobile. Le candidat président, plutôt que d’appeler les
salariés à lutter, a répondu « Si je suis élu président de la
République, la qualité du dialogue social sera une priorité » Quelle
perspective révolutionnaire !!! Elisez moi, après on discutera… F. Hollande est de la même veine que les Chevènement,
Jospin et Sarkozy. Il cherche, comme les autres, à intégrer les syndicats à
la politique du capital, ce qui est déjà bien entamé. Il n’y a qu’une seule voie pour empêcher la casse de
l’industrie, reprendre au capital les moyens de production par la lutte. . Lire, enregistrer et/ou
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