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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°216 Semaine du 03 au 09 octobre 2011 Budget 2012 Le capital agit, le PS et la gauche
bavardent Le
gouvernement vient de présenter son projet de budget 2012. Idéologiquement
bordé par « le poids de la dette » pour conditionner l’opinion
publique, il va frapper de plein fouet
la population. Les journaux et les chaînes télé l’ont justifié
servilement. « Le budget c’est la rigueur obligée », « c’est
le choc de la dette », « la France avance d’un cran dans la
rigueur », « la rigueur atteint un niveau historiquement
élevé », « il est dur certes mais pas moyen de faire
autrement ! » etc… etc… 30400
postes de fonctionnaires vont être supprimés (150000 depuis 2007). Education, santé, poste, transport, etc… la réduction de tous ces services publics
va fragiliser encore plus la société et l’égalité face aux besoins. 11,2
milliards de taxes et de prélèvements nouveaux sont prévus. C’est le peuple
qui paiera, c’est lui qui supportera les hausses de prélèvements sur la sécu
et les mutuelles. Dans le même registre le gouvernement va diminuer la dotation de
50 milliards aux collectivités locales lesquelles n’hésiteront pas à
augmenter les impôts locaux. Les recettes de la TVA vont augmenter de 3,5%.
Cet impôt inégalitaire s’il en est, payé par le consommateur donc par nous, s’élève
déjà à 140 milliards alors que les sociétés n’en paient que 46 !... Remarquons
que ce budget est bâti sur une hypothétique croissance de 1,75% (conséquence
sans doute d’un hypothétique enrichissement des Français !) et de la création
de 180000 emplois. Lesquels ? Où ? Comment ? Rien sur le sujet
et pour cause. Le
gouvernement n’oublie pas ceux qu’il sert ! La Ministre du budget V.
Pécresse le dit sans détour « nous avons diminué de nombreux impôts qui
pesaient sur l’activité, le travail et l’innovation tout en supprimant les
dépenses fiscales « inutiles » ». A elle seule la suppression
de la taxe professionnelle va rapporter 6 milliards de cadeaux nouveaux par an au patronat. Le rapporteur du budget, l’UPM Carrez, a même
déclaré sans se gêner: « les
entreprises sont les grandes gagnantes du quinquennat ». Ajoutons que le
nombre des assujettis à l’ISF (l’impôt sur la fortune) va diminuer de moitié
alors même que cet impôt rapporte à l’Etat la somme dérisoire de… 4,6
milliards (comparez avec les 140 milliards de la
TVA !). Passons sur d’autres petits « avantages fiscaux ». « Cela
risque de peser sur l’échéance présidentielle » a rappelé sans
s’inquiéter vraiment, le journal financier « Les Echos » qui sait
que le grand capital prépare activement le remplacement éventuel de Sarkozy
et de son gouvernement. Le Parti socialiste et ses amis de gauche ont discouru
pendant des heures à la télévision.
Les 6 candidats à la candidature (5 PS +1 radical) n’ont pas employé une
seule fois les mots : capitalisme, capitalistes, sociétés financières,
qui ne font par partie de leur vocabulaire. Où prendre l’argent pour
satisfaire les revendications populaires, comment le prendre et avec
qui ? Ces questions ne furent pas posées une seule fois. Et pour cause,
ils ne veulent pas toucher au capitalisme. Il leur fut infiniment plus facile
de discuter à perte de vue sur l’énergie nucléaire ou sur l’écologie à
travers les âges. Nous
n’avons rien à attendre de ce côté-là. Une
remarque des « Echos »
résume bien la situation « la gauche consciente des faibles
marges de manoeuvre s’interroge aussi sur la future politique à mener ». Nous à
Communistes nous avons la réponse, la dite gauche et ses alliés s’ils
arrivent au pouvoir mèneront comme ils l’ont déjà fait une politique au
service du capital. « Votez pour nous et nous ferons le reste ».
Vous connaissez ? C’est
seulement par la lutte anticapitaliste
sans compromission qu’on pourra imposer un changement de politique. C’est à
cette lutte là que « Communistes » appelle. . Lire, enregistrer et/ou
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