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Hebdo |
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N°216 Semaine du 03 au 09 octobre 2011 L’industrie en France
Un
seul moyen pour arrêter le carnage :
lutter pour rendre au peuple les moyens
de production L’industrie
française est classée au 2ème rang européen après l’Allemagne, et
au 5ème rang mondial. Elle emploie directement 3,6 millions de
salariés et 10 millions au total (emplois induits). Le chiffre d’affaires
(2010) est de 1000 milliards d’euros. Les
enjeux sont énormes, maitrisés totalement par le capital, les conséquences
sont désastreuses. La part de l’industrie dans l’emploi total était de 17,3%
en 1997, elle est de 13,2% aujourd’hui. 500 000 emplois directs ont été
supprimés entre 2000 et 2007 (I.N.S.E.E) Quelques
exemples : -Airbus a supprimé 4300 emplois, Alcatel-Lucent 2700,
Continental Clairvoix, Molex fermés, Schneider Electric 3000 emplois
supprimés, Renault et Peugeot c’est moins 8000 emplois, fermeture de
nombreuses fonderies encore 3000 emplois disparus… Et ils
veulent aller plus loin : - Le
groupe P.S.A prévoit un plan d’économie de 3,7 milliards d’euros en 3 ans.
Les déclarations du P.D.G du groupe sont sans équivoque : « La
crise financière nous incite à être plus prudents ». « Les 10%
d’intérimaires et les sous-traitants que compte l’entreprise devraient
constituer une bonne variable d’ajustement ». Il confirme les menaces de
fermetures qui planent sur les sites d’Aulnay et Sevelnord en regrettant que
« la fuite (révélation de la C.G.T) nous a obligé à en parler avant le
moment choisi » (après les élections présidentielles). Dans le même
temps, le groupe construit une usine en Inde de 650millions d’euros pour fabriquer
des véhicules, des moteurs et des boites de vitesse. -Après
avoir liquidé la quasi-totalité de la sidérurgie Lorraine dans les années 80
avec la bénédiction du Parti Socialiste, c’est la disparition totale de cette
industrie qui est programmée dans la région par la fermeture du dernier
haut-fourneau de Florange avec la complicité du pouvoir actuel. -B.A.S.F
(chimie) vend ses usines d’engrais en France au groupe russe Eurochem pour
700millions d’euros et investit 500millions au Brésil. -Solvay (chimie)
achète Rhodia pour 3,4milliards d’euros après avoir supprimé des centaines
d’emplois. -Fermeture
de raffineries, notamment celle de Berre. Au total c’est 2600 emplois
supprimés sur le complexe industriel. -Les
dernières fonderies (essentiellement sous- traitants automobile) comme
Montupet, les fonderies du Poitou sont menacées de fermeture si les salariés
n’acceptent pas la baisse de leur salaire sous diverses formes -Citons
encore Fralib dans l’agroalimentaire, les cimenteries Lafarge, et Lactalis. Tous les
secteurs d’industrie sont touchés. Nous ne citons ici que les exemples qui
font l’actualité. Autant dire que la liste est encore longue. Tout cela
est le résultat d’un système d’exploitation du travail qui n’a qu’un seul
but : faire du profit. C’est le capitalisme. Pour ne
prendre qu’un seul exemple, l’industrie automobile : -Renault
a réalisé au 1er semestre 2011, 1253 millions d’euros de bénéfices
(soit +52% par rapport à 2010), Le groupe P.S.A c’est 806millions d’euros
(+28,5%), Valéo (équipementier) ,218millions
d’euros (+30%), Faurecia (équipementier) 185millions (+82,3%) C’est
clair, ils en veulent plus. Supprimer des emplois, surexploiter les
travailleurs de France ou d’ailleurs, fermer les entreprises, ne sont que des
moyens pour réaliser toujours plus de profits. Ils ont
les mains libres et les poches grandes ouvertes car ils peuvent compter sur
la « classe » politique dans son ensemble, active spectatrice du
pillage de l’industrie française. Les partis politiques sont tous d’accord
sur le fond : on ne touche pas au capital, on l’aide activement. Tout en
se « lamentant » sur le sort des ouvriers. « Communistes »
propose exactement le contraire, s’approprier les moyens de production par la
lutte, seul moyen pour sauvegarder et développer l’industrie française. Les luttes nombreuses que mènent actuellement les
salariés des entreprises citées vont dans ce sens. . Lire, enregistrer et/ou
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