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Hebdo |
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N°216 Semaine du 03 au 09 octobre 2011 Dans tout le pays des travailleurs en
lutte Grève au groupe Lyondelbasell à BERRE Dès
l’annonce par la multinationale américaine LyondelBasell de fermer son unité
de raffinage en 2012 (300 salariés) et de ne garder que les activités pétrochimiques
(900 salariés), la colère a explosée. Les
salariés de la raffinerie et ceux de la pétrochimie qui sont tous concernés
par l’avenir du site, se sont mis en grève avec occupation. Liquider
la raffinerie de Berre est lourd de conséquences pour ses salariés mais aussi
pour l’activité et l’emploi dans tout le bassin. La casse des raffineries se
poursuit. En
1980, il y avait en France 21 raffineries. Aujourd’hui il en reste 11 en
activité. C’est un nouveau coup dur pour
l’industrie et l’économie du pays. Pour
justifier les fermetures les pétroliers arguent de surcapacités de production
mais en même temps les grands groupes font le choix de l’importation de
produits raffinés au détriment de l’investissement. Ils travaillent à
l’implantation d’un dépôt d’importation à Fos-sur-Mer d’une capacité de 20
millions de tonnes par an, l’équivalent de la production de trois raffineries. Dans la
branche, les assemblées se multiplient pour décider d’actions pour soutenir
le mouvement de Berre. A la raffinerie TOTAL de Donges, les
salariés ont fait une action de 24 h. Dans l’Yonne aux cimenteries
Lafarge à Frangey, 12 salariés en grève de la faim contre la fermeture de
l’entreprise Les
ciments Lafarge dans cette petite commune de l’Yonne, c’est 74 emplois dans l’usine
et 500 emplois induits. L’entreprise
est rentable mais le patron veut délocaliser. Les salariés sont en grève
contre la fermeture, ils ont manifesté devant le siège de Lafarge à St Cloud,
accueillis par les CRS. 12 d’entre eux
font la grève de la faim pour soutenir l’action. Groupe Montupet, la lutte
continue Jeudi 29
septembre, plus de 1.000 salariés ont manifesté devant l’usine du groupe de Châteauroux, avec des salariés de la fonderie du Poitou à
Châtellerault , de celle de Laignerie dans l’Oise mais aussi des délégations
venues de chez Renault, de
sous-traitants comme Faurecia, Valéo, Delphi. ED patron voyou condamné La
direction de ED, une enseigne du groupe DIA,
filiale jusqu’en juillet dernier de Carrefour, non contente d’imposer des
horaires extrêmement pénibles aux salariés, du lundi au samedi, voulait leur imposer
le travail du dimanche. Depuis
octobre 2009, le personnel se bat contre le travail du dimanche. Le patron d’
ED a cru faire plier les « récalcitrantes » en licenciant plusieurs
salariées. Les
salariées qui gagnent 1.000 euros ont
continué l’action avec la CGT. Elles
ont demandé réparation au Conseil des Prud’homme. La lutte
a porté, les salariées ont gagné leur procès. Un Premier arrêt du 2 mars 2011
condamnait le patron qu’il les avait licencié en 2009. Le patron a fait
appel. Le 21 septembre, la Cour de cassation a confirmé la condamnation du
patron qui devra leur verser 40.000 euros de dommage et intérêts. Reste
maintenant la lutte à imposer que ces salariés
retrouvent leur travail. . Lire, enregistrer et/ou
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