|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
Hebdo |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°217 Semaine du 10 au 16 octobre 2011 Journée du 11 Octobre : quels
enseignements ? «Journée en
demi-teinte », « Faible mobilisation » font les titres
des journaux après cette journée d’action interprofessionnelle. Nous
savons bien qu’il ne faut pas compter sur les médias pour encourager les
luttes, mais il faut bien reconnaitre que 250 000 manifestants dans 200
défilés en France, ce n’est pas le niveau d’action qu’il faut pour faire
reculer le pouvoir capitaliste. Les
salariés seraient-ils résignés ? Prêts à payer la « crise » du
capital ? Ce n’est
pas ce qu’indiquent les nombreuses luttes en cours dans tous les secteurs :
Industrie, Education, Fonction Publique, Energie, Transports, Chimie, Santé,
Salariés privés d’emploi….., et si 69% des français soutiennent ce mouvement,
c’est que le mécontentement est profond, qu’il est prêt à s’exprimer plus
fort. Quels
sont les obstacles à un mouvement social de plus grande ampleur ? Ils sont
évidemment politiques. Des partis (que l’on nous présente comme étant
incontournables) nous expliquent à longueur d’antenne et de journaux qu’ils
seront les meilleurs, une fois au pouvoir, pour atténuer les effets
douloureux du capitalisme. Ils
annoncent néanmoins que des efforts supplémentaires seront indispensables. Les
débats interminables des « primaires socialistes » qui agitent
l’ensemble de la classe politique en sont une éclatante démonstration. Les
salariés sont donc confrontés au discours : « Votez pour le PS et
ses alliés vous souffrirez moins ». La seule perspective qu’ils leur
offrent, c’est celle-là ! La
mobilisation sociale, c’est aussi et surtout l’affaire des syndicats. Ils ont
tous fait, à l’instar des partis politiques, le choix et ceci depuis
longtemps, d’abandonner le terrain de la lutte de classe. C’est un choix
politique, et il est essentiel. Abandonner ce principe, c’est confirmer aux
yeux de la classe ouvrière qu’il n’existe qu’un seul système viable : le
capitalisme. Ainsi les
luttes ne deviennent plus indispensables, il suffit de négocier avec le
capital pour aménager au mieux les décisions qu’il prend. Le
champion en la matière est la C.F.D.T, courroie de transmission du Parti
Socialiste (ce que personne n’ose dire), partenaire privilégié du patronat
qui ne cesse actuellement de l’encenser. Elle freine les luttes tant qu’elle
peut pour ne pas gêner la campagne électorale du Parti Socialiste. A tel
point que le journal « Le Monde » titre : « La campagne
électorale de Chérèque » et note dans l’article que « Chérèque
refuse d’appeler à la grève car une période préélectorale est rarement
propice à la mobilisation » Et pour cause !! Ses amis du P.S ne
proposent rien, à part s’emparer du pouvoir pour poursuivre la politique
actuelle. D’ailleurs le même Chérèque a déjà une idée sur ce qui va se passer
après les élections, dans le journal « Libération » il
déclare : « Il y aura vraisemblablement un deuxième plan de rigueur ».
Les
dirigeants de la C.F.D.T sont dans leur rôle de dirigeants d’un syndicat
réformiste qui collabore étroitement avec le patronat. Même chose de la C.F.T.C, de la C.G.C et de F.O. Rien de surprenant dans ces attitudes. Quant à la C.G.T, son abandon accéléré du
terrain des luttes est contradictoire avec le profond mécontentement qui s’exprime
dans les entreprises par divers moyens et notamment des grèves organisées et
dirigées par des syndicats CGT d’entreprises. Les dirigeants de la confédération font en permanence le grand
écart entre les revendications et « l’indispensable unité syndicale »
(dixit B.Thibaut). Alors que toute l’énergie d’une centrale syndicale comme
la C.G.T devrait être consacrée à impulser, coordonner, organiser les luttes,
elle « demande au gouvernement de changer d’optique » (Libération).Les
dirigeants de la C.G.T ont oublié qu’on ne « demande » pas à un gouvernement,
on le contraint par les luttes, comme toute l’histoire du mouvement ouvrier
nous le rappelle. Tous les acquis sociaux ont toujours été arrachés au
capital, il n’a jamais rien donné quelle que soit la formulation de la « demande ».
Le nouveau slogan sur le « partage des richesses » initié par
l’intersyndicale n’est qu’un leurre, le capital n’a jamais rien partagé,
l’accumulation du profit est son seul but. Quelle
suite au 11 Octobre ? Les centrales syndicales se taisent, elles
laissent aux syndicats d’entreprises, isolés les uns des autres, le soin de
décider. C’est le meilleur moyen pour se dédouaner de l’inaction. Le
capitalisme et son pouvoir veulent aller de plus en plus loin. Pour les
stopper, l’issue du combat de classe va dépendre de la puissance de l’action
des salariés et du peuple. L’exigence de l’action doit monter de partout. Il
faut bousculer tous ceux dans les syndicats qui la retiennent. « COMMUNISTES »
appelle à la lutte de classe anticapitaliste, il est toujours avec les
salariés qui luttent. . Lire, enregistrer et/ou
imprimer ce texte au format PDF (2 pages) . |
|
|