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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°218 Semaine du 17 au 23 octobre 2011 Primaire :
le gagnant est… Hollande ! Pendant plus d’un mois le Parti
Socialiste a occupé le devant de la scène. Cette énorme opération de
propagande n’aurait pu se faire sans le soutien puissant mais camouflé de ces
groupes capitalistes qui font la pluie et le beau temps dans notre pays. Le but de l’opération ? Assurer la relève politique de l’équipe
Sarkozy si cela s’avère indispensable l’an prochain. Rien n’est encore sûr
mais mieux vaut s’y préparer pour le cas où… C’est classique en France, le
capitalisme sait depuis toujours qu’il ne faut pas placer tous ses œufs dans
le même panier. Une fois la droite, une autre fois le PS et ses alliés. C’est
ce qui se prépare. Actuellement, un PS capable de capter une partie
suffisante du mécontentement populaire et de la tromper comme d’habitude.
Hollande est là pour ça. Hollande ou Aubry cela ne change rien à l’affaire, s’il ne
s’agissait que d’une question de personne cela se saurait. Si
les luttes des salariés, des sans-emplois, du peuple en général, ne pèsent
pas d’un poids déterminant, la situation économique et sociale va s’aggraver
considérablement. La France a enregistré en 2010 un
déficit commercial de 52 milliards (le budget national est de 370 milliards.
Comparez !). Le secteur de l’industrie a perdu 375.000 emplois en deux
ans (2009-2010), sa part n’est plus que de 12% dans le Produit Intérieur Brut
(PIB) et ses salariés représentent seulement 13% de la population active. Et
voilà qu’on annonce de nouvelles destructions d’emplois, que les conjoncturistes
annoncent un nouveau chômage encore plus élevé, que des coupes très sévères
sont à l’ordre du jour sur ce qu’ils appellent les dépenses « publiques »
et « sociales » (sécurité sociale, retraites…) Face à cette situation désastreuse,
que propose Hollande ? Pendant
cette « primaire », il n’a rien proposé pour mettre à la raison les
groupes capitalistes du CAC40 pas plus qu’il n’est intervenu sérieusement
contre les banques et les puissances financières. Au contraire, il a
multiplié à leur égard les offres de coopération dans tous les domaines.
C’est lui qui a proposé « un grand contrat avec l’industrie » sur
quelles bases ? Silence. C’est lui qui parle de « sacrifices
indispensables » de « nouvelles mesures d’économies ». C’est
lui qui propose la fusion de l’impôt sur le revenu avec la CSG, retenu à la
source, c'est-à-dire sur la feuille de paie etc… etc… Pour lui pas question d’augmenter les
salaires. Ce que tactiquement il évite de dire
très fort, il le fait annoncer bruyamment par ceux qui le secondent. C’est
ainsi qu’une certaine Nicole Bricq, PS, qui vient d’être nommée rapporteur du
Budget au Sénat, a annoncé dans le journal financier « Les
Echos » : « pour rester crédible, la France doit être
rigoureuse. C’est le devoir de la gauche de dire la vérité… Nous allons
préparer de nouvelles mesures d’économies… ». Des déclarations de ce genre, on en trouve
pratiquement tous les jours. Cela ne nous étonne pas du tout. De son côté ,
Martine Aubry a tenu le même genre de
propos, elle a évité soigneusement tout ce qui touche à la responsabilité
totale du capitalisme dans la situation actuelle. Aubry, Hollande… en politique rien ne
les différencie. L’une comme l’autre prônent, chacun à sa façon, la
collaboration avec le capital et les puissances financières. « Chasser Sarkozy »
quel slogan ! Mais changer de gouvernement pour continuer la même
politique, on sait où ça mène. C’est une opération de ce type qui est en
train de se construire sous nos yeux. Droite ou Parti Socialiste et ses
alliés, Parti Socialiste et ses alliés ou Droite, cela ne peut conduire qu’à
l’aggravation très sévère, de toutes nos difficultés. Nous
disons résolument NON à cette combine électorale. Seul
comme parti politique, COMMUNISTES
appelle à la lutte anticapitaliste qui seule peut changer les choses. . Lire, enregistrer et/ou imprimer
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