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219 Semaine du 24 au 30 octobre 2011

 

Déficit du commerce extérieur de la France : 77 MILLIARDS

Il y a dix ans le commerce extérieur de la France était positif. Cette année il sera déficitaire de 77 milliards. Comment en sommes nous arrivé la ? C’est simple, la politique suivie depuis des années par les gouvernements de droite comme de gauche a conduit à ce résultat : Fermeture des mines, de la navale, du textile, de la sidérurgie… Suppressions massives d’emplois dans la métallurgie, la mécanique, dans la filière auto, etc… Résultat : disparition de 700.000 emplois industriels en dix ans. Arrêtons là, l’énumération.

La France n’a plus rien ou presque à exporter, elle importe ce qu’elle pourrait fabriquer elle-même. Pire, les Renault ou Peugeot fabriquées dans les pays à bas coût de salaire et vendues en France sont comptées à juste titre comme importées et contribuent à creuser le déficit.

Un journaliste des « Echos » (propriété du multimilliardaire B. Arnault) écrit : C’est un désastre économique et social. Un déficit des échanges signifie que nous importons du chômage. Quand on creuse le déficit on détruit de plus en plus d’emplois. Bien vu. Qui est ce « on », le journaliste ne le dit pas. Ce « on », c’est le capitalisme, sa recherche du profit. Le PDG de Renault explique qu’une Clio fabriquée à Flins (Yvelines) lui rapporte 750 euros de profit. Fabriquée en Turquie, elle lui en rapporte 1500, le double. Pas d’hésitation, il fait fabriquer là où le profit est le plus élevé. Tous les capitalistes raisonnent de la même façon. Que leur importe les régions entières ravagées par le chômage, que leur importe que les comptes sociaux soient dans le rouge, que plus de 20% des jeunes soient sans travail, qu’il y est moins de rentrées fiscales pour l’Etat et les collectivités locales, si les actionnaires sont satisfaits. Ils peuvent l’être.

De 2006 à 2010 (en pleine crise) ceux du CAC 40 ont touché 258 milliards de dividendes au détriment des salaires, de l’emploi, de l’investissement productif.

Les eaux glacées du calcul égoïste dont parlait Marx sont toujours la !

Quelles solutions ?

*Celle du capitalisme qui propose pour rendre à l’industrie sa « compétitivité » toujours plus de cadeaux sociaux et fiscaux au patronat, de réduire le salaire direct et social (les fonderies Montupet qui exigent que les salariés voient leurs salaires diminuer de 25% en sont le dernier exemple), les suppressions d’emplois.

*Ou bien la lutte dans tous les domaines contre le capitalisme que ce soit pour les salaires et l’emploi mais aussi pour l’enseignement et la formation des travailleurs qualifiés qui feront face aux besoins qu’exige l’industrie d’aujourd’hui et de demain.

Des silences qui en disent long.

Les positions de la droite sont connues. Elles s’alignent sur celle du patronat.

F. Hollande qui veut faire rêver les Français se garde bien de prendre position. Cela se comprend. Son modèle est la social démocratie allemande qui en huit ans, avec la complicité des syndicats, a réussi a rendre l’Allemagne « compétitive » en écrasant les salaires et les droits sociaux. Rien de bon à attendre de ce côté.

 

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