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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°219 Semaine du 24 au 30 octobre 2011 26 octobre 2011 Pour le PS et ses alliés de nouveaux
sacrifices sont inévitables Pris
dans l’étau d’une crise qui se prolonge et s’approfondit, le capital à
l’impérieux besoin de frapper plus fort pour obtenir de nouveaux sacrifices
de la part des salariés. En clair, il lui faut adapter, et vite, le système à
la crise et veiller à ce que sa domination politique perdure avec un minimum
de consensus dans la population. Le capital mène la lutte de classe dans ce
contexte nouveau, celui d’une crise dont l’ampleur est inédite. L’idée forte
qui est avancée c’est que dans ces conditions, il faut une alternance
responsable qui ne nuise pas aux intérêts vitaux de la bourgeoisie. Ainsi,
les médias et les hommes politiques développent-ils l’idée que la lutte pour la relève de Sarkozy doit
s’appuyer sur un consensus sur les efforts à fournir, efforts qui s’imposent
aux forces de gauche comme à celles t de droite. Le journal « Le
Figaro » promet de la sueur et des larmes et « Les Echos » milite
pour une alternance obligatoirement basée sur le renforcement du pouvoir de
l’Europe capitaliste. Les forces politiques du système se situent dans cette
problématique, montrant qu’il n’y a pas d’autre choix que l’austérité
renforcée. Du FN et son « capitalisme rationnel » à l’UMP, ils
donnent de la voix pour prédire de grandes difficultés. Du côté du PS et de
ses alliés, les coups de griffes contre les mauvais banquiers ne peuvent
masquer l’alignement de fond sur la politique du capital. Le PS avec son
candidat Hollande veulent humaniser le capitalisme mais le premier acte du
candidat PS a été de saluer les socialistes Zapatero et Papandréou qui mènent
en Espagne et en Grèce une politique d’une rare agressivité contre les
travailleurs. Déjà, le candidat socialiste a jeté aux orties le programme
pourtant minimum de son parti au nom du réalisme. Au Front de gauche,
l’agitation de son candidat Mélenchon qui voue les banquiers aux gémonies ne
saurait masquer les offres de service au PS au nom de la lutte contre la
droite. Il ne faut rien attendre de bon de tout cela. Sans dénoncer la
politique du capital et s’y attaquer, il n’y aura pas d’issue positive pour
les salariés. Ce n’est
qu’un début mais un début visible. . Lire, enregistrer et/ou
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