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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°21 Semaine du
16 au 22 juillet 2007 Consensus patronat syndicats pour « une nouvelle politique
industrielle » Dans la plus grande discrétion, un accord a
été signé entre le patronat et l’ensemble des confédérations syndicales. Il y
est question d’une nouvelle politique industrielle. Deux remarques :
- Depuis quand les syndicats sont associés à la politique
industrielle ? Depuis quand le patronat prend-il l’avis des syndicats
avant de délocaliser une production, de supprimer des emplois, et surtout
depuis quand tient-il compte de cet avis ? A notre connaissance jamais.
A moins que les décisions patronales ne soient remises en cause par la lutte.
Dans l’accord, la question des responsabilités n’est pas abordée face au
chômage, à la précarité, aux bas salaires, à la désindustrialisation. Le
patronat en sort blanchi.
- plus grave, ils se sont mis d’accord sur les solutions. Ils veulent
« débattre et lutter contre les préjugés. Lesquels ? Ce n’est pas
dit. A côté de propositions qui reviennent régulièrement et qui ne changent
rien à la réalité, il est dit que les signataires seront attentifs à la
qualité de l’attractivité de l’espace économique et social. En langage
patronal, cela signifie subventions publiques, allègements sociaux et
fiscaux, liquidation du code du travail et de toutes les garanties gagner par
les luttes. Jusqu'à présent seul, patronat et gouvernement avançaient ces idées.
Ils viennent de recevoir l’appui d’organisations dont la raison d’être est la
défense des salariés. Enfin les partenaires (le terme est exact) conviennent
que c’est de leurs responsabilités « d’anticiper et
d’accompagner » la mobilité professionnelle. Allons nous voir bientôt le
représentant du patron et du syndicat annoncer à un salarié que son poste de
travail est supprimé mais qu’il en a un autre en Roumanie à 200 € par
mois ?
- On comprend la discrétion des signataires, dont la CGT qui affirmait
ne pas devoir signer ce texte dans son édition du 14 juillet de « la NVO » ! Ce texte est une bombe
contre les intérêts des salariés. Il pourra être brandi à tous moment pour
faire accepter par les syndicats tous les reculs sociaux que préparent le
patronat et le gouvernement. -
Cet accord doit être dénoncé pour ce qu’il est : un accord de
collaboration de classe.
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