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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°222 Semaine du 14 au 20 novembre 2011 16 novembre 2011 Les
fraudeurs Sarkozy
veut parait-il s’attaquer aux « fraudes sociales », un tapage
énorme est organisé à ce sujet. Le gouvernement, le MEDEF, les Ministres,
tous les médias au service du capital, bref tout le monde bien pensant
s’acharne sur la question. Leur but : montrer par de faux exemples
scandaleux que la fraude des salariés et du peuple entrave lourdement le
redressement de notre pays. La
Sécurité Sociale ? Le
montant des cotisations non payées par
certaines entreprises s’élève à 15 milliards d’euros, alors que le
déficit de la Sécu en 2011 est de 18,9 milliards ! Mais nous sommes
encore loin du compte : l’exonération
de cotisations sociales patronales
est en hausse depuis 2002 de 55%, elle
représente près de 30 milliards d’euros annuels de rentrées en moins pour la
Sécu. Ce n’est pas tout : de source officielle le travail non
déclaré est le premier poste de fraude fiscale. Les employeurs sont connus,
ils sont dans la confection, le bâtiment ou ailleurs. Mais aucune mesure
n’est prise. Le gouvernement est complice
du travail au noir. La régularisation
de ces salariés rapporterait à elle seule plusieurs milliards à la Sécu. Faites le
compte : d’un côté près de 50 milliards détournés par le patronat, de
l’autre absolument rien de comparable avec une telle somme. Et c’est pourtant
de ce côté que tous insistent si lourdement ! C’est le coup du
prestidigitateur : attirer le regard du côté où rien ne se passe pendant
que l’autre… on effectue la passe. On voit
où Sarkozy et le patronat veulent aller. Ils répètent en chœur que « le
coût du travail pénalise notre économie ». D’où la nécessité pour eux de
diminuer encore plus les cotisations que le patronat verse à la Sécu.
Comment ? En augmentant la TVA, payée essentiellement par le peuple. Une
partie de la TVA serait versée à la Sécurité Sociale pour remplacer les
milliards que les employeurs n’auraient plus à verser. Que resterait-il dans
ce cas de notre système de protection sociale ? Nos
avantages de 1945, acquis au lendemain de la guerre seraient ainsi liquidés. PS : On apprend aujourd’hui que pour
les 9 premiers mois de l’année, les bénéfices des entreprises du CAC40
devraient encore progresser de 5,5% à 87 milliards d’euros. . Lire, enregistrer et/ou
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