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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°222 Semaine du 14 au 20 novembre 2011 15 novembre 2011 P.S.A accélère les suppressions d’emplois Agissons sans attendre Le
groupe va supprimer 5000 emplois en France, 6000 en Europe sans compter
l’emploi de 800 intérimaires et les conséquences sur la sous-traitance et les
équipementiers. Nous
avons déjà traité cette question dans nos articles précédents, les annonces
de Mardi sont plus précises concernant les personnels et les sites touchés.
C’est le secteur recherche-développement (la matière grise de l’entreprise)
qui est le plus visé avec 1600 suppressions d’emplois pour être délocalisé en
Chine, Inde ou Brésil. Les sites concernés par cette seule mesure sont
Vélizy, La Garenne et Sochaux. Le site de Melun (70 salariés) est voué à la
fermeture totale. Rappelons que le groupe P.S.A a décidé d’attendre les
élections présidentielles pour régler le sort des sites d’Aulnay et
Sévelnord. Ces
décisions sont prises alors que le groupe dispose de 11 Milliards d’euros de
fonds de réserve. Il a distribué 200 Millions d’euros aux actionnaires,
bénéficié de centaines de millions de fonds publics sous diverses
formes : prime à l’emploi, prime à la casse, exonération de cotisations
sociales sur les bas salaires, mais cela ne suffit pas… Nous le répétons à
chaque occasion, le capitalisme n’a qu’un seul but : le profit, toujours
plus de profits peu importent les
moyens utilisés. Une
nouvelle fois, Eric Besson, ministre de l’industrie, s’est distingué à
l’assemblée nationale, quelques instants après les annonces du groupe P.S.A,
par son mépris pour les salariés concernés : « Il faut faire
attention à ne pas ouvrir des inquiétudes infondées », autrement dit, ne
soyez pas inquiets, vous êtes licenciés !!! Et il poursuit : « D’abord,
il n’y a pas de fermeture de site » (bravo Peugeot) mais il oublie celle du site de Melun. Il
ajoute : « Sévelnord et Aulnay ne fermeront pas » alors que le groupe a décidé qu’après les
présidentielles… E. Besson, toujours lui affirme qu’ « Il n’y a pas de
plan social, Peugeot ne prévoit aucun licenciement, ni départ
volontaire ». Encore un oubli, 1900 licenciements seront « négociés »
par des conventions de conversion ou « arrangements à l’amiable ».
On sait ce que ça signifie. E. Besson
est dans son rôle de représentant d’un pouvoir au service exclusif du capital.
Mais que dit l’ « opposition » si bien nommée ? Rien du
côté du Parti Socialiste, sinon un constat désolé et pleurnichard.
Marie-Georges Buffet ne fait pas mieux en déclarant : « La
direction poursuit la dérive financière de ses choix et hypothèque gravement
l’avenir », soit, mais que propose le Parti Communiste Français ?
Peut-être que le « camarade » Mélenchon a la solution ? :
« La finance commande le gouvernement et les entreprises, (ah
bon !!), il faut empêcher les financiers à continuer à nuire »,
très bien mais comment ? Personne n’appelle les salariés à engager la
lutte, sans attendre. Personne ne propose d’arracher les moyens de production
aux mains des multinationales de l’industrie et des banques. C’est ce
qui permet à Maurice Levy, président de l’A.F.E.P (Association Française des
Entreprises Privées, représentant les 100 plus grands groupes privés) de
s’adresser aux candidats aux élections présidentielles pour leur proposer le programme
suivant : -Assainir
les finances publiques en étant conscient « de la difficulté de prendre
des décisions impopulaires mais incontournables » -Baisser
le coût du travail, basculer une partie des
« charges » (cotisations sociales) sur la t.v.a. (faire
payer la totalité de la protection sociale au peuple). -
Conforter le crédit impôt recherche (accorder de nouveaux cadeaux fiscaux), -
Orienter l’épargne vers les entreprises (accaparer l’épargne populaire), -
Stabiliser l’environnement juridique et fiscal des entreprises (supprimer le
droit du travail, les impôts sur les entreprises). Les
patrons savent qu’ils peuvent compter sur le prochain gouvernement. Que dire
des syndicats, sinon que leur silence est complice. Les centrales syndicales
se réunissent vendredi 17, c’est le moment de décider une action qui soit à
la hauteur des attaques du capital et du gouvernement contre les salariés. L’alliance objective des politiques avec le
capital ne fait aucun doute. C’est
plus que jamais le moment d’agir car ils veulent aller beaucoup plus loin.
« Communistes » propose, avec son candidat à l’élection
présidentielle, Christophe Ricerchi, d’engager la lutte pour changer tout çà.
Nous reviendrons sur cette question prochainement. . Lire, enregistrer et/ou
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