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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°223 Semaine du 21 au 27 novembre 2011 20 novembre 2011 A propos de la crise Si
l’on en croit les médias et les milieux financiers, la crise serait due à un
train de vie inconsidéré des peuples. C’est donc « évident » que c’est
aux salariés de rembourser la dette ! En réalité, c’est bien le système
économique, le capitalisme, qui de par sa nature est à l’origine de cette
situation. Par
définition, le rôle du capital est de « capitaliser », c’est à dire
d’amasser toujours plus de richesses. Tous les moyens sont bons pour y
parvenir. A propos des fameuses
« subprimes » de quoi s’agit-il ? Normalement, le particulier qui désirait un
bien immobilier s’adressait à une banque qui lui prêtait la somme nécessaire
moyennant un intérêt. Si l’emprunteur ne remboursait pas sa dette, le bien
était revendu et la banque récupérait son prêt (avec bien entendu les
intérêts dus et déjà reçus). Les ennuis ont débuté lorsque, l’appauvrissement
toujours croissant des populations aidant, la revente des biens est devenue
très aléatoire. Les banques ont ainsi perdu beaucoup d’’argent d’autant plus
que les cours de l’immobilier s’effondraient. C’est
alors que les gouvernements, au service de la finance, ont injecté dès 2008 des centaines de
milliards à ces « pauvres banques » et ont pris une série de
mesures favorables aux détenteurs de richesses
(exonération d’impôts et de taxes pour les entreprises, cession de pans entiers
directs du public au privé…). Ils se « remboursent en réduisant les
salaires directs et indirects comme les retraites, la santé, l’éducation… Cette solution
est-elle salvatrice pour le capital ? Non, bien
sûr. A l’issue de ce processus, les travailleurs consommateurs, ayant moins
de ressources voient leur pouvoir d’achat diminué. Les stocks, créés par leur travail, sont en surnombre et
il n’est plus alors nécessaire de les renouveler. D’où, la « nécessité »
pour les employeurs de licencier. De (nouveaux pauvres) apparaissent. Il s’en suit une spirale sans fin que baptisée
« récession » : Travailleurs, payez, sinon c’est la récession !
(que le capital a créée, mais il ne faut pas le dire). A
l’inverse, seule l’augmentation générale des salaires peut provoquer une
hausse de la consommation, qui rendrait nécessaire l’embauche de nouveaux
salariés qui deviendraient à leur tour des consommateurs. La spirale serait
inversée. Mais c’est
sans compter sur l’objectif du capital qui veut toujours plus amasser. L’unique
moyen pour lui d’y parvenir c’est la réduction du coût du travail ! Quelle que
soit la méthode qu’il utilise, le capitalisme est un frein pour le
développement de la société, c’est pour cela qu’il faut l’abattre. Il est donc
grand temps de créer une société dans
laquelle le seul moyen de développement sera la satisfaction des besoins des peuples, une société véritablement socialiste. « COMMUNITES » œuvre pour en favoriser l’avènement. . Lire, enregistrer et/ou imprimer
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