|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
Hebdo |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°223 Semaine du 21 au 27 novembre 2011 20 novembre 2011 Luttes : Victoires des salariés VICTOIRE DES SALARIES DE LIPTON ET DE L'ELEPHANT L'usine de Gémenos dans les Bouches du Rhône, est le
seul site qui produit en France les thés Lipton et les infusions L'Eléphant. De
grands cris de soulagement et de joie ont éclaté à l'annonce de la décision
du Tribunal qui annule la décision de fermeture du site par le groupe
Unilever. "C'est une grande victoire pour toutes les heures passées à
ne rien lâcher", a déclaré Jean-Michel Masselot, un ouvrier de 52
ans. L'avocat du CE s'est dit "extrêmement satisfait
de cette "belle victoire". Une ouvrière de 58 ans, entrée chez Fralib en 1972,
déclare "ça valait le coup de se battre". "D'habitude,
je pense que la justice est plutôt pour les puissants, mais là, les juges ont
écouté nos arguments", a-t-elle affirmé. Unilever le géant anglo-néerlandais de
l'agroalimentaire a un genou à terre, il admet que la cour lui "demande
d'améliorer le plan social d’entreprise sur le reclassement interne et la
revitalisation" du site, mais mécontent de cette décision le groupe
reste ferme: "Le processus de fermeture va se poursuivre",
indique-t-il dans un communiqué. Cette première victoire appelle déjà à la poursuite
de lutte pour faire plier définitivement Unilever. Il
n’y a rien de fatal dans les décisions prises par le capital pour faire
toujours plus de profit Il faut s’y opposer et montrer « les dents ». Oui
décidemment, ça vaut le coup de se battre. ° °
° Victoire des salariés de la
Fonderie Montupet du Poitou Ils étaient en grève illimitée depuis le 2 septembre
contre un plan de compétitivité prévoyant une baisse généralisée des
salaires de l'ordre de 25 % pour les ouvriers et de 15 % pour les
cadres. Pour un ouvrier, ce plan représentait une perte de trois mois de
salaire par an ! Prétextant
une perte depuis le début du conflit de 300 000 euros par semaine,
l’entreprise avait décidé la cessation
de paiement des salaires. Motif invoqué, le « blocage » de l'usine
par les travailleurs en grève. Renault, avait fondé cette Fonderie en 1979 et
l'avait vendue en 1998, avant le rachat du site par Montupet en 2009 à un
fonds d'investissement allemand… Ce site d'Ingrandes emploie 470 personnes. Un comité de soutien a
récolté 65 000 € de don de salariés solidaires du mouvement. « Sans ces aides, j’aurais dû emprunter
de l’argent » nous a dit une ouvrière. Après 8 semaines de grève, les salariés ont
repris le travail, après avoir signé un protocole d’accord de fin de
conflit qui comprend : Le retrait du plan de compétitivité.
Le paiement d’un minimum de 50% du salaire de chaque salarié
gréviste, pendant les 8 semaines et l’absence de toute sanction. Engagement du groupe Renault
d’assurer la charge sur le site. Les salariés ont réussi à imposer au Groupe Montupet
de recapitaliser dans l’entreprise. La lutte continue avec comme objectif la
réintégration dans le Groupe Renault. Encore une fois, la démonstration est
faite que seule la lutte peut faire reculer le capital. . Lire, enregistrer et/ou imprimer
ce texte au format PDF (2 pages) . |
|
|