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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°223 Semaine du 21 au 27 novembre 2011 22 novembre 2011 La politique énergétique doit appartenir à la nation La
capacité de production énergétique est essentielle pour la satisfaction des
besoins sociaux et économiques de la France.
Elle nécessite des
investissements considérables et un contrôle public absolu, ce qui est loin
d’être le cas aujourd’hui… Assurer notre indépendance, la sécurité de la
production comme de son transport et sa distribution passe obligatoirement
par sa totale nationalisation. La tendance à l’augmentation des besoins énergétiques,
même en tenant compte d’une meilleure utilisation, est prévisible et la
France ne saurait se passer d’un plan national réaliste pour répondre à ses
besoins. Après avoir constitué une industrie énergétique efficace basée
sur le nucléaire et dans le cadre d’entreprises nationalisées, les
gouvernements successifs n’ont eu de cesse que de disloquer cet ensemble par
des privatisations. Aujourd’hui
l’avenir énergétique est loin d’être acquis et il plane des menaces de
pénurie dans le domaine électrique. C’est
dans cet instant, que les forces politiques s’agitent fébrilement sur cette
question. Le PS et les Verts viennent ainsi de finaliser un accord électoral
prévoyant la suppression de la moitié du parc électronucléaire français. Cet
accord est, selon la fédération de l’énergie de la CGT, jugé
: « irresponsable et
irréaliste ». En effet, il scelle une vision de la politique
énergétique soumise aux exigences des producteurs pétroliers et gaziers, tant
les énergies dites « nouvelles et
renouvelables » en clair l’éolien et le photovoltaïque sont, du fait
du caractère aléatoire et diffus de leur production, hors d’état de répondre
aux besoins prévisibles. Cet accord
est un accord de renoncement national, un accord qui, s’il était mis en
œuvre, altérerait durablement l’emploi et les capacités d’indépendance de la
France vis-à-vis des grands groupes
pétroliers et gaziers. Le Front de Gauche (PCF, PG, Gauche
unitaire), renvoie cette question
décisive à un débat ultérieur qui
serait suivi d’un référendum. Mélenchon
candidat du Front de Gauche a déclaré qu’il est carrément opposé au nucléaire
et certains des responsables de son Parti de Gauche figurent même comme
initiateurs d’une pétition dénonçant : « Les crimes du nucléaire civil en 2012 » ! On
appréciera, combien les uns et les autres, du FN à l’UMP jusqu’au Front de
Gauche sont silencieux sur le nucléaire militaire, tandis que l’UMP au
pouvoir s’active pour déréglementer et privatiser le secteur énergétique. Notre
candidat « Communistes » Christophe Ricerchi lui, fait avec le parti la clarté
nécessaire : Oui il faut développer une politique énergétique cohérente
et basée sur notre atout du nucléaire. Oui,
cette politique doit se mener au travers de la nationalisation complète de
toute la filière pour assurer l’indépendance nationale de la France et donner
à nos citoyens et à notre industrie une base énergétique sure, efficace et
stable. Nous
reviendrons sur cette question. . Lire, enregistrer et/ou
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