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N°225 Semaine du 05 au 11 décembre 2011 09
décembre 2011 Scandaleux ! La revue financière
« Capital » accuse les malades de dilapider l’argent de la Sécurité
Sociale et d’être responsables du déficit. Sa couverture de novembre est barrée d’un titre
énorme : Gaspillages publics, 80
milliards d’économies tout de suite c’est possible. Dans un dossier spécial
« Santé ». Elle
affirme : « 11,8 milliards d’euros d’économies sont possible
tout de suite, l’ardoise de l’assurance maladie pourrait être effacée ».
Suit un violent réquisitoire contre
les abus des malades, souvent encouragés par les médecins : *on hospitalise beaucoup trop !
(qu’en pensent les personnes qui doivent attendre des semaines ou + avant de
pouvoir être hospitalisées ?). *des masses de médicaments ne servent
à rien, sont gâchés. Les greffés du rein ne prennent pas bien leur traitement,
les diabétiques le suivent mal, d’où des rechutes, – les antibiotiques
restent dans les placards, les malades chroniques changent trop souvent de
médicaments. *Des examens superflus plombent les
comptes : est-il nécessaire de dépister le cancer de la prostate chez les personnes âgées (puisqu’elles ont
vécu si longtemps pourquoi les prolonger encore en vie !) *On fait trop d’échographies, trop de
ponctions coûteuses… *Dans des CHU, on accouche trop de
femmes par césarienne ! *On utilise trop des ambulances alors qu’on
pourrait très bien prendre un taxi. Sont montrés du doigt, les mamans qui quittent
la maternité avec un bébé de 3 jours
et les patients qui doivent se faire dialyser 3 fois par semaine. La revue conclut : « rien
qu’en faisant le ménage dans les dépenses de santé, l’ardoise de l’assurance
maladie pourrait être effacée » Le
système actuel de Sécurité Sociale a été instauré en 1945.
Il figurait dans le ¨programme du Conseil National de la Résistance (CNR). Il
permettait une réelle sécurité sociale
de la naissance à la mort, reposant sur la solidarité, permettant à tous
d’être protégé durant la vie entière. Le fait de verser une part de son
salaire à une caisse commune faisait de l’assurance maladie un salaire
socialisé. Les cotisations étaient prélevées sur
le salaire (cotisation salariale) et sur les richesses produites par les
salariés (cotisations patronales). Ces cotisations n’ont d’ailleurs jamais
empêché les capitalistes de faire des profits fabuleux. Le patronat capitaliste n’a jamais admis sa création, il
a toujours voulu liquider ce système… Avec le concours actifs des
gouvernements successifs, il a multiplié les coups : exonérations de
cotisations, fraudes, réductions des remboursements, CSG, forfait
hospitalier, fermeture des hôpitaux, augmentation des taxes sur les
mutuelles… Privatiser le système, cela
rapporterait des centaines de milliards aux assurances. On voit de là quelles en seraient les conséquences pour les assurés. « Capital » journal
financier capitaliste appuie à fond le plan d’austérité du gouvernement pour
faire payer le peuple, baisser le coût du travail. Face à cela pour les stopper, une
seule réponse : la lutte. « Capital », si prolixe
pour dénoncer « les abus des assurés », n’a pas trouvé une seule
phrase pour montrer où se situent les causes réelles du déficit de la
sécu ! Pas un mot sur les milliards
détournés par les employeurs exonérés des cotisations sociales. Pas un mot sur
les sociétés financières qui ne paient pas de cotisations. C’est pourtant 70
milliards qui nous sont ainsi dérobés. Faites le compte, cette somme
représente 6 fois le « déficit » de la Sécu ! Ajoutons les profits scandaleux que les
sociétés productrices de médicaments réalisent et qui représentent des
dizaines de milliards. Ces sommes énormes nous appartiennent. . Lire, enregistrer et/ou
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