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N°226 Semaine du 12 au 18 décembre 2011 17
décembre 2011 FACE AU
CAPITAL PAS DE SYMBOLE MAIS DES LUTTES ! Le quotidien de millions de français ne cesse de se
dégrader. Tous les aspects de la vie sont affectés par les mesures
gouvernementales qui tombent chaque jour pour faire payer la crise aux
travailleurs. Le mécontentement est devenu colère. La journée de
manifestations du 11 octobre appelait la poursuite de la riposte. Les
salariés et de nombreux militants (notamment de la C.G.T) dans les
entreprises, attendaient une amplification de cette riposte de la part
des confédérations. Ce n’est que deux
mois plus tard, après d’interminables « tractations » entre les
confédérations syndicales, qu'une journée d'action sans contenu, sans
lendemain est proposée. Pas d'appel à la grève, pas de manifestation mais des
« rassemblements symboliques ». Une journée qui
s'est déroulée sans conséquence et sans problème pour les patrons. C'est le
renvoi au verdict des urnes désiré par le gouvernement et les partis
politiques, alors que nous savons que sans lutte, rien ne changera pour
l'immense majorité des Français. Pourtant après le
11 octobre, la CGT s'était engagée à donner une suite à cette journée quitte
à « appeler » seule. L'unité est un moteur à la lutte mais si elle
devient un frein elle est inutile et nocive. Pour la CFDT, très engagée dans
la collaboration de classe, l'essentiel était de ne rien faire ou de faire
semblant ! Pour FO, il convenait de se distinguer en tombant dans la
surenchère sans risque, quant à la C.G.T, elle abandonne le terrain des
luttes au nom de l’ « unité ». Bref la montagne a accouché d'une
souris et cette journée d'action s'est résumée à des rassemblements de
militants (quelques centaines, rarement quelques milliers) dont beaucoup
étaient insatisfaits. L'argument avancé
par les confédérations pour justifier leur position « les salariés n'ont
pas les moyens de perdre des heures de salaire ». Certes ! Mais
depuis quand les grévistes ont-ils eu
les moyens de faire grève ? Faut-il attendre d'être riche pour
lutter ? La grève est le seul moyen efficace pour arracher de nouvelles
conquêtes sociales. Lutter c'est investir pour l'avenir. Ainsi la classe
ouvrière a su, à des moments historiques, se dresser contre l'adversaire de
classe qu'est le capital et le faire reculer. Plus même, elle a résisté
contre l'occupation de notre pays. Au lendemain de
cette journée il est question d'un nouvel appel à l'action en lien avec le
« sommet social » qui va se dérouler le 18 janvier. Sommet qui
réunira Sarkozy et les « partenaires sociaux ». On est en droit de
se poser la question : pourquoi faire ? Sans
lutte, rien ne se passera, il ne s’agit pas de convaincre mais de contraindre
le gouvernement. Seule une action de masse, organisée et déterminée peut y
parvenir. . Lire, enregistrer et/ou
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