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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°227 Semaine du 19 au 25 décembre 2011 21
décembre 2011 Pas question d’attendre les
présidentielles, il faut s’engager résolument dans les
luttes Le mouvement engagé depuis
maintenant une semaine par les agents de sécurité des aéroports sur les
salaires et les conditions de travail, est révélateur de la collusion étroite
entre pouvoir et patronat. Celles et
ceux qui luttent pour de meilleures conditions de vie se voient accusés de
« preneurs d’otages », on n’est pas loin de les traiter de
terroristes !!! Le flot de haine véhiculé par le pouvoir à l’encontre de
ce mouvement, n’a pas l’effet escompté. L’action, déjà puissante et massive
se renforce. S’appuyant sur la gêne causée aux usagers, le gouvernement tente
de s’attaquer au droit de grève dans les entreprises du privé après avoir
bien écorné ce même droit dans le secteur public. Le capital n’aime pas qu’on
touche à ses profits et le pouvoir est là pour lui donner un coup de main. Lorsque
les grands groupes capitalistes licencient, comme dans l’automobile (Peugeot)
ou dans l’énergie (Areva), les ministres accourent pour expliquer le bien
fondé des mesures prises. C’est l’histoire simple du capital contre le
travail. Et
pendant ce temps, les candidats aux présidentielles cumulent les visites dans
les entreprises ou les voyages à l’étranger pour expliquer… qu’il faut
s’adapter à la « crise ». F.
Hollande est partout… pour ne rien dire sur les conditions de vie, salaire,
emploi, besoins fondamentaux. Il a bien quelques propositions sur la
retraite, mais c’est pour reculer les conditions de départ et modifier son
financement en faisant de nouveaux cadeaux aux patrons. Il a bien tenté des
propositions sur l’éducation nationale, mais aujourd’hui… il réfléchit. Invité au
congrès du Parti Social-Démocrate en Allemagne, il déclare dans son discours
« vous avez fait (le gouvernement allemand) des réformes importantes en
Allemagne, en France, elles tardent trop ». Les « réformes »
dont parle Hollande sont : le recul de l’âge de départ en retraite, la
baisse des pensions et les lois sur le chômage partiel qui font des ravages
dans la population. Ces
propos ont le mérite d’être clairs, ils sont d’ailleurs confirmés par M.
Sapin, ancien ministre des finances, le maître à compter et à penser de F.
Hollande qui déclare dans le journal « Les Echos » : il faut
« redonner de l’efficacité aux marchés » autrement dit, le capital
ne va pas assez loin, et il précise « il faut travailler (le programme
du P.S) comme si il n’y avait pas de marge de manœuvre ». Pas question
de toucher aux profits capitalistes. Hollande
s’agite pour expliquer sans le dire, que rien ne changera après les
présidentielles, le peuple continuera à payer la « crise ». Mais il
n’est pas le seul, tous les candidats s’inventent des
« différences » pour éviter le débat de fond. Ils se sont tous
précipité sur le slogan « acheter français » ou « produire
français » selon les candidats, mais aucun, de Sarkozy à Hollande, en
passant par Bayrou, Le Pen ou Mélenchon, n’a abordé la question essentielle
de la propriété des moyens de production. Ce n’est pas une surprise, le
contraire l’aurait été. Comment
empêcher les suppressions d’emplois, les délocalisations, la
désindustrialisation si l’appareil productif et financier reste aux mains du
capital ? Aucun n’en parle parce qu’ils sont tous d’accord pour
préserver, aider ou aménager ce système économique qui fait pourtant preuve
tous les jours de sa dangerosité pour les peuples. Aucune
illusion à se faire sur ces candidats qui ne changeront rien à la situation,
parce qu’ils ne s’attaquent pas à la véritable cause des problèmes :
l’existence du capitalisme. La seule
voie possible, c’est la lutte contre ce système. Un seul parti fait cette
proposition : c’est « Communistes » L’histoire
du mouvement ouvrier des peuples du monde nous le rappelle quotidiennement,
rien ne changera sans luttes pour
supprimer le capital. . Lire, enregistrer et/ou imprimer
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