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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°228 Semaine du 26 décembre 2011 au 01 janvier
2012 29
décembre 2011 Pour que
ça change Par Christophe RICERCHI, candidat de « COMMUNISTES
« à l’élection présidentielle 2011 a été l'année de l'accélération de la crise du capital.
Tant en France qu'en Europe et dans le monde, partout les conditions de vie
pour les peuples se sont aggravées et les profits de quelques uns n'ont
jamais été aussi faramineux. Si certains ne disposent que de quelques euros
ou dollars par jour pour survivre, d'autres sont à eux seuls plus riches que
des états. Le capitalisme c'est ça ! La crise a accru les inégalités
dans les pays de l'UE. En Bulgarie 40,4% de la population de 16 à 64 ans est
touchée par la pauvreté et l'exclusion, 22,3% en Europe et 18% sont dans le
même cas en France… Mais rien n'est
figé. 2011 aura été aussi une année de
lutte à des degrés divers et de façons différentes sur tous les
continents. En Europe nous avons en
mémoire les puissantes manifestations de ces derniers mois en Grèce, Grande
Bretagne, Italie, Espagne, Portugal,
Belgique… Ces mouvements d'ampleur
n’en sont qu’à leur début. Pas plus que ne sont achevés les
changements dans les pays arabes abusivement qualifiés de
« révolutions » par les médias mais qui n’ont abouti pour l’instant
qu’à un changement de personnel politique toujours au service des puissances capitalistes. Mais
ce qui reste c’est que les mouvements de ces « printemps » avaient
pour toile de fond les problèmes sociaux et que de ce point de vue rien n'est
résolu. Les peuples de ces pays restent mobilisés et poursuivent une lutte
qui n’a fait que commencer. Surprenants mais
logiques quand on connaît la situation sociale dans ces pays, sont les
mouvements sociaux aux Etats-Unis et en Israël. Partout dans ce monde où le
capitalisme promettait le paradis après la disparition des pays socialistes, la vie des peuples n'a fait que se
dégrader. Guerre, famine, misère et ses conséquences, rien n'épargne les
milliards d'habitants de cette planète. La seule issue est l’écrasement de ce système capitaliste.
Un système politique et économique qui impose ses lois par la force. Des lois
que nous subissons dans notre pays. Ainsi à la baisse des salaires et des
pensions s'ajoutent les augmentations des prix qui sont nos dépenses
quotidiennes et incontournables (gaz, électricité, logement, transport, santé
etc…). Le chômage s'accroît dans un pays qui se
désindustrialise. En 3 ans 900 usines ont disparu. On compte chaque jour un
millier de chômeurs supplémentaires depuis la rentrée de septembre. Sur les
11 mois de 2011, 140.000 emplois ont été
supprimés. Le déficit commercial a atteint 75 milliards d’euros, un niveau
record. Ce qui n’empêche
pas ceux-là mêmes qui ont participé à cette casse d’avancer des
« solutions » comme savent le faire ceux qui gèrent le
capital ! Ainsi sont proposés l'accroissement de la flexibilité et du
chômage partiel qui seraient les seuls remèdes au chômage actuel ! Mais
ces fameux « remèdes » n’ont
créé que la précarité, surtout pour les jeunes. On en arrive même à travers
les stages bidons à la mise en place de travail gratuit. Dans tous les cas,
que ce soit sur les salaires et l'emploi l’objectif pour le patronat de
baisser le coût du travail se réalise jour après jour. Seule la lutte sur le
terrain le bloquera. Ce n'est surtout
pas une période de trêve sociale comme veulent l'imposer les partis politiques
de tous bords et les confédérations syndicales. Au contraire, et beaucoup de
salariés l'ont compris. Des luttes se déroulent dans des professions diverses
comme celle des agents chargés de la sécurité dans les aéroports, les
conducteurs de bus et de tramways de St Etienne, dans des bureaux de postes à
Paris, dans l’Indre… Ces luttes devraient trouver un premier prolongement le
18 janvier dans une journée interprofessionnelle à l'appel de la CGT, et le
31 janvier dans une journée de grève dans les lycées et collèges à l’appel de
la FSU et de deux autres syndicats.
Ces journées d'action seront des tremplins et une réponse à ceux qui
admettent et prônent encore des « sacrifices », après deux plans de
rigueur, comme solution à la crise. C'est le cas aujourd'hui de tous les
partis, ceux de droite bien sûr mais aussi de tous ceux de gauche qui se
rallieront au PS lors du 2ème tour de la présidentielle et des législatives
qui suivront. Candidat de
« Communistes » je vous
appelle à refuser ces fausses solutions qui aggravent nos difficultés, qui
conduisent à l'impasse et pérennisent cette situation sans perspective. Agir sans attendre
est donc la seule alternative pour notre pays, pour notre peuple. Faisons
ensemble de 2012 une année de lutte et de conquêtes. . Lire, enregistrer et/ou
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