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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°229 Semaine du 01 au 07 janvier 2012 06 janvier 2012 ILS SONT TOUS D’ACCORD POUR SAUVER LE
CAPITALISME Comme chaque année, le mois de Janvier est consacré à la mascarade
médiatique de la présentation des vœux des partis politiques triés sur le
volet. Mais l’année 2012 est une année d’élections présidentielles et
législatives. On aurait pu penser (ou rêver), dans le défilé des candidats,
qu’une voix s’élèverait pour appeler le peuple à lutter, mais rien de tout
cela. Aucun des postulants à la
présidentielle n’a parlé des vrais problèmes si ce n’est que pour faire des
constats larmoyants et pour annoncer de nouvelles difficultés. Salaires, emploi, protection
sociale, santé, logement… tous ces fondamentaux deviennent « coût du
travail », « compétitivité », « déficits publics »,
« dette publique » dans les discours de ceux qui souhaitent leurs
bons vœux aux Français. N.Sarkozy, en difficulté dans
l’opinion publique, tente d’expliquer, en bon serviteur du capital, qu’on ne
peut pas faire autrement. Au contraire, « il faut poursuivre les
efforts » car « l’histoire des décennies à venir s’écrit
maintenant », dit-il avec gravité. F.Hollande, deuxième roue de
secours du capital, promet qu’ « il tiendra les engagements du
traité de Maastricht », c’est exactement ce que propose N.Sarkosy avec
sa « règle d’or ». Les conséquences sont connues : un fonctionnaire
sur deux n’est pas remplacé, suppression massive d’emplois dans
l’enseignement, restructuration de la santé, privatisation de la S.N.C.F et
d’E.D.F-G.D.F, gestion privée de l’enseignement supérieur et bientôt du
secondaire, augmentation de la T.V.A, recul de l’âge de la retraite, baisse
des indemnités journalières maladie, allocations familiales bloquées… on
remarquera que F.Hollande est très silencieux sur ces sujets, l’implication
du Parti Socialiste dans la construction de L’Europe du capital explique ce
silence. M. Le Pen, troisième roue de
secours du capital, veut « sortir de l’Europe », mais c’est pour
cultiver un nationalisme nauséabond, pour protéger la France de
« l’invasion immigrée » qui serait coupable de tous les maux de la
société. Elle fait mine de hurler contre le libéralisme mais considère que la
question des salaires est une « broutille dans le débat national ».
L’histoire nous montre que le capital peut recourir, si besoin est, aux
thèses d’extrême droite pour sauver son système économique. J.L.Mélenchon, candidat du
« front de gauche » considère que « la réponse aux vœux de
Sarkosy sera dans les urnes », comme si il suffisait de voter pour
changer les choses ! Aucun appel à la lutte, et pour cause… il se tient
à la disposition du Parti Socialiste. P. Laurent, secrétaire général
du Parti Communiste Français, soutien actif du « front de gauche »
estime que « N.Sarkosy continue de masquer sa responsabilité dans la
crise », en clair, ce serait Sarkosy le responsable de la crise du
capitalisme et non le capitalisme lui-même. Il suffirait de changer d’homme
pour que tout s’efface… belle analyse de classe !!! E.Joly appelle à l’unité
nationale même avec la droite pourvu que Sarkosy soit battu. Rien sur les
exigences du peuple. Les actionnaires des
multinationales n’ont pas de souci à se faire, aucun candidat (choisi par les
médias) ne s’attaque au système d’exploitation dont ils profitent. Après avoir empoché 37,8
Milliards d’euros en 2008, 35,4 en 2009, 40,2 en 2010, ils vont de nouveau
prendre 37,3 Milliards pour 2011 sur l’exploitation forcenée du travail. Ils
ont même prévu de s’octroyer 41,7 Milliards de dividendes en 2012 alors que
l’année commence à peine. La hausse des prix annoncée, le
train de mesures prévu pour « juguler la crise », vont alimenter la
masse des profits, les actionnaires s’en frottent les mains par avance. Les luttes deviennent urgentes,
indispensables pour les arrêter. Les politiques n’en parlent pas, ils
attendent tous le « verdict des urnes ». Les syndicats ont choisi le même
chemin compromettant. Seule la C.G.T appelle à une
journée d’action interprofessionnelle le 18 Janvier, date du « sommet
social » initié par le gouvernement, qui n’est autre qu’une vaste
opération politique dont tout le monde parle (c’est le but), mais où tout est
déjà décidé : -T.V.A « sociale »
dont l’objectif est de mettre fin au système de santé français, faire de
nouveaux cadeaux aux patrons et baisser le pouvoir d’achat. -Mesures pour organiser le
chômage partiel, encore des cadeaux aux patrons et nouvelle atteinte au
pouvoir d’achat. Le « dialogue social »
entre « partenaires sociaux » va encore faire preuve de son
efficacité !!! Les luttes, sont le seul moyen
pour bousculer tout ça, « Communistes » appelle à les développer.
Le 18 Janvier est la première étape de l’année. Il en faudra beaucoup
d’autres… sans attendre. . Lire, enregistrer
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