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Hebdo |
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N°22 Semaine du
23 au 29 juillet 2007 Salaires et prix : les patrons creusent l’écart Dans une étude de l’INSEE portant sur 23 000 patrons de
sociétés de plus de 50 salariés en 2005, le résultat confirme que les revenus
des patrons augmentent plus vite que ceux des salariés. Les salaires des
patrons, d’après « les Echos des 20, 21 juillet » en 2005 et depuis
dix ans augmentent de 1,3% (en euros constants). Par comparaison une étude citée par le même
quotidien évoque une moindre progression pour les salariés qui se limite à
0,7% pour la période 1998 -2005. Toutes tailles confondues le revenu moyen annuel
des patrons s’élève à 49 700 € contre 22 000 € pour l’ensemble des
salariés. L’enquête de l’Insee précise que les différences sont encore
plus nettes selon que l’entreprise à moins de 50 salariés, le patron
s’octroyant 43 300 € contre 127 400€ pour ceux employant plus de 50
salariés, l’Insee ne nous donne pas les variations de salaires concernant les
salariés des PME à - 50 ou + 50 employés ! Rien là de surprenant, les différences doivent
être tellement démonstratives et proche des 10 000 € de salaires nets annuels
pour les salariés travaillant dans les PME de moins de 50 salariés, qu’ils
n’osent s’aventurer dans la publication de chiffre. Les patrons du CAC 40 eux s’octroient 2.2 millions d’€, en
moyenne de revenus annuels, sans compter les stock-options. Non seulement les revenus des patrons creusent
l’écart, les profits des entreprises explosent, mais en plus ils veulent
augmenter les prix à la consommation, comme par exemple dans
l’électroménager, sous le fallacieux prétexte de l’augmentation des matières
premières. Electrolux, envisage d’augmenter en moyenne de 10 € l’équipement
électroménager, Whirpool de même alors que ses profits sont passés de
208 Millions d’€ au 1er semestre 2006 à 278 millions
d’€ pour la même période 2007 et a décidé de supprimer 4500 postes pour
réaliser des « gains de productivité », sans rire ! Des gains
de profits supplémentaires seraient plus conformes, ils peuvent donc prendre
sur leurs profits. Seule la lutte peut être susceptible de les
contraindre. Augmentation des prix des céréales, du lait,
démontrant s’il en était besoin le caractère néfaste des quotas Européens,
après ceux des transports, de l’énergie, etc… Pour les salariés, le peuple de notre pays, ce qu’il faut donc, c’est
lutter plus pour gagner plus.
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