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Hebdo |
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N°231 Semaine du 15 au 21 janvier 2012 19 janvier 2012 Sommet « social » ? Vous
voulez rire ! Nous avions affirmé qu’il n’y avait absolument rien à attendre de ce
sommet « social » pour les salariés. Confirmation totale, tout
ce qui a été retenu va dans le sens du patronat. Laurence PARISOT est satisfaire :
« Les questions ont été abordées avec une ligne directrice claire :
la compétitivité de notre pays ». Etre « compétitifs »,
employeurs et gouvernement n’ont que ce mot à la bouche. Pour l’être ils ne
connaissent qu’un seul moyen : faire baisser encore beaucoup plus ce
qu’ils appellent sans vergogne « le coût du travail ». Rappelons que la loi
fondamentale du capitalisme, celle qui décide de toutes les autres, c’est avant
tout la recherche du profit maximum. Pour cela il faut vendre moins cher que
le concurrent qu’il soit européen ou… asiatique. Sinon le marché est perdu.
C’est ce que nous vivons actuellement en France. Revenons à ce sommet social. Les
mesures les plus significatives, en particulier l’augmentation de la TVA vont toutes dans le sens des exigences du
patronat. Il faut avoir du culot pour instaurer « le chômage partiel »,
qui permettra au patronat d’utiliser à son gré la force de travail tout en
diminuant les salaires. Les accords dit de « compétitivité », qui
sont le complément du chômage partiel, permettraient d’obtenir des baisses de
salaires contre… le maintien de l’emploi. Passons sur d’autres mesures de la
même veine. Pas étonnant que Mme Parisot du MEDEF soit satisfaite ! Les forces politiques sont très
discrètes. Le thème fédérateur de la gauche et des verts, c’est l’incompétence du gouvernement à apporter
des solutions à la crise. On s’en serait douté ! F. Hollande appelle cela une
opération de mistigri… Une mystification économique ». Il va même
jusqu’à parler d’une « faute sociale » ! Exactement les termes
qu’on emploie quand on ne veut pas se mouiller ! Il se présente
finalement comme le candidat le plus compétent pour faire passer les mesures
que réclame le patronat. A Grandange, s’adressant aux sidérurgistes, il a même
souligné qu’il convenait de ne pas s’affronter au patronat mais de discuter
avec lui. Mittal le PDG d’Arcelor en tremble ! Comme d’habitude M. Le Pen déverse des flots de démagogie sans toucher
au capital. Le mouvement syndical ?
Chérèque juge ce sommet positif : « Nous avons obtenu quelques
mesures utiles… même si elles ne vont pas aussi loin que nous le souhaitions ». J.C. Mailly de FO
déclare avoir obtenu « des réponses sur certains points comme le chômage
partiel ». S’ils s’interrogent sur la suite et feignent de s’opposer à
l’augmentation de la TVA, ils la tiennent pour acquise et n’appellent surtout
pas à la lutte. Thibault pense qu’il va falloir « rester mobilisés parce
qu’il n’y a pas de réponses précises ». Il serait temps non ? La
CGT a porté un avis négatif sur le « sommet », mais elle se garde
bien d’appeler clairement à l’action. Elle a fait le service minimum avec
quelques manifestations le 18 janvier et elle se retranche derrière son
initiative du 31 janvier au Zénith où elle recevra les partis de gauche. Il n’y a vraiment rien à
attendre de tout cela. Une seule voie
peut conduire le patronat à des reculs : la lutte unie des salariés,
c’est la voie que propose « Communistes » et son candidat C.
Ricerchi. . Lire, enregistrer
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