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N°232 Semaine du 23 au 29 janvier 2012 25 janvier 2012 TOTAL, PETROLUS, accélèrent la fermeture
des raffineries Depuis 1970, 50% des
raffineries françaises ont fermé. En 1970 notre pays en comptait 23. Aujourd’hui, il n’en compte plus que 12,
bientôt 11 si Petit-Couronne devait disparaitre à son tour. En 2007, le PDG de TOTAL
Christophe de Margerie affirmait sa volonté de réduire la capacité de
raffinage du groupe de 500.000 barils par jour entre 2007 et 2011. En 2010 il
fermait la raffinerie de Dunkerque alors que le groupe annonçait qu’il allait
investir 15 milliards d’euros au Nigéria au cours des 4 prochaines années
dans l’exploration, production infiniment plus rentable que le raffinage.
Aujourd’hui TOTAL investit dans l’eldorado gazier australien. Il s’associe au
japonais Impex pour lancer un projet pharaonique au large de l’Australie :
26 milliards d’euros dont 24% pour Total. PETROLUS, industriel suisse met
ses sociétés de raffinerie en faillite. Il annonce la fermeture du site de
Petit Couronne (Seine-Maritime) de 550 salariés. Ce site appelé PETROPLUS était
avant son acquisition, la propriété de la Royal Deutsch autrement dit de la SHELL
Française un des majors internationaux du pétrole qui s’est désengagé totalement
du raffinage en France en 2008 au nom de la prétendue surcapacité. Il n’y a pas de surcapacité. Pour
nombre de personne, parler de raffinage, c’est parler de carburants. Ce qui
n’est pas faux, mais ce n’est pas l’essentiel, le raffinage c’est surtout de
multiples matières premières nécessaires pour les industries, pétrochimie,
chimie, plasturgie, caoutchouc, industrie pharmaceutique, cosmétique, textile
etc… dont on a besoin non seulement aujourd’hui mais pour l’avenir et qu’il
faut développer. Des centaines de
milliers d’emplois dépendent de ces industries qui toutes dépendent du
pétrole. Si l’on ferme les raffineries c’est l’ensemble de ces industries qui
suivront. C’est un véritable gâchis qui se
multiplierait si cette stratégie devait se poursuivre. TOTAL est l’exemple typique de
ces grands groupes capitalistes multinationaux dont le seul moteur est la
recherche permanente du profit maximum. L’intérêt national, le développement
industriel du pays, ils n’en ont que faire ! Pour le gouvernement, peu
importe où sont transformés ces produits. Pour lui, rien ne changera puisqu’il
remplit allègrement ses caisses avec les taxes sur les produits pétroliers. La
TIPP à elle seule lui rapporte 25 milliards par an sans compter la TVA. Qui a permis les fermetures de
sites, les délocalisations et donc la désindustrialisation ? La réponse est sans ambigüité, ce
sont les gouvernements successifs, qu’ils soient de droite ou de gauche qui
ont accepté ces stratégies au nom de la rentabilité capitaliste. Les slogans du candidat Sarkozy
non encore déclaré, de Hollande et ses comparses et des autres candidats sur
les « relocalisations » sont des promesses gratuites qui ne seront
pas suivie de faits. Pourquoi ? Simplement, parce que tous les candidats
refusent de s’opposer au capitalisme et entendent bien gérer pour son seul
profit. Aborder sérieusement la question
de la réindustrialisassion voire des relocalisations demande un changement de
logique, de s’attaquer au capitalisme. Nous reviendrons sur cette question. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format PDF
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