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N°232 Semaine du 23 au 29 janvier 2012 26 janvier 2012 Véolia : une multinationale
tentaculaire Sa cible : les services
publics pour d’énormes profits. C’est en France (1853), que pour
la première fois au monde, une entreprise privée, la Compagnie Générale des
Eaux, fut créée pour exploiter cette richesse et en tirer d’énormes profits. En 1980, la C.G.E. s’attaque aux
services du traitement des eaux, à l’énergie, au traitement des déchets, aux
transports, avec la complicité du pouvoir capitaliste. En 1998, la Compagnie Générale
des Eaux devient Vivendi, les objectifs n’ont évidemment pas changé, le
profit avant tout. A la suite d’affaires pour le
moins sulfureuses (Messier) et pour « moraliser » l’image de
l’entreprise (comme si le capital pouvait être moral), Vivendi devient Véolia
Environnement en 2005, mais va devoir épurer une dette de 15 Milliards
d’euros laissée par son prédécesseur. Véolia reprend l’ensemble des
activités de la C.G.E. Freinée encore aujourd’hui par
les luttes sociales en France (usagers de l’eau, E.D.F., S.N.C.F.), Véolia se
développe à marche forcée à l’international pour les mêmes buts :
s’emparer des activités de services publics pour plus de profits. Aujourd’hui, la multinationale
est devenue tentaculaire, elle exploite 315 500 salariés dans 77 pays. Le chiffre d’affaires réalisé en 2010 s’élève à 34,8 Milliards
d’euros et pour les neufs premiers mois de l’année 2011, il est en hausse de
15,8%, avec 10 Milliards de liquidités dont 6 Milliards de trésorerie. Les quatre secteurs d’activité
de Véolia sont des multinationales à elles seules. Pour les neufs premiers mois de
l’année 2011, la gestion de l’eau (96 300 salariés) a dégagé un chiffre
d’affaires de 9,3 milliards d’euros (+4,5% sur 2010), le traitement des
déchets (84 700 salariés) 7,3 Milliards (+6,1% sur 2010), l’énergie (53 500
salariés), 5,08 Milliards (+3,7% sur 2010) et 2,4 Milliards pour l’activité
transport (81 000 salariés) que Véolia a acquis en Mars 2011. Un coup d’œil sur les
actionnaires et les administrateurs démontre l’imbrication et l’étroite
entente entre les banques et l’état capitaliste. La caisse des dépôts et
consignation (banque publique) et E.D.F. (entreprise encore publique) sont
actionnaires du groupe. On les retrouve parmi les 17
administrateurs de l’entreprise en compagnie de la banque Rothschild, de
B.N.P. Paribas, de la banque Lazard, de Groupama, de la Sofinco, société de
financement Belge, du groupe Dassault, de Saint-Gobain et de Sanofi
(pharmacie) pour les plus significatifs. Que fait E.D.F. dans
l’actionnariat de Véolia et dans son conseil d’administration sinon
qu’organiser la privatisation totale de l’entreprise publique et en tirer
profit ? Que fait la Caisse des Dépôts et
Consignations dans les mêmes structures ? Préparer les opérations
financières et en tirer également profit. La preuve : Véolia se
sépare de sa branche transport qu’elle a acheté en Mars 2011. Elle compte en
tirer 5 Milliards de cash et réaliser 225 Millions d’économie dès 2012 et
c’est la Caisse des Dépôts et Consignations qui deviendrait propriétaire de
la moitié du capital de l’entreprise. Véolia réaliserait ainsi une opération
juteuse financée par l’état capitaliste. Ajoutons encore que Véolia va
distribuer 203 Millions de dividendes et a procédé au rachat pour 210 Millions
de dollars et 56 Millions d’euros de ses propres actions sur ses deux marchés
boursiers. Mais Veolia veut aller plus loin.
En vendant sa branche transport elle annonce un plan de restructuration
visant à se recentrer sur ses activités les plus rentables sans en préciser
le contenu. Ce qui fait dire au journal « Le Figaro » que
« l’annonce de réduction d’effectifs, mêmes volontaires, est à proscrire
avant l’élection présidentielle ». L’eau, dont le prix est de 20 à
44% plus cher sous gestion privée (selon les associations de consommateurs),
le traitement des déchets dont le prix a explosé, le prix de l’énergie qui
augmente de façon considérable, les transports toujours plus chers, sont des
besoins fondamentaux. L’accès à ces besoins doit être libéré de toute emprise
capitaliste avec leur nationalisation comme mesure immédiate. Les luttes menées dans ces
secteurs d’activité ont permis de freiner la multinationale avide de profits,
mais il faut aller plus loin, renforcer encore ces luttes pour parvenir à éliminer ce
système qui ne produit que des difficultés supplémentaires pour le peuple. « Communistes » est le
seul parti à le proposer et à tout mettre en œuvre pour aider les luttes,
c’est ce que porte notre candidat à l’élection présidentielle :
Christophe Ricerchi. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format PDF
(2 pages) .
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