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Hebdo |
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N°233 Semaine du 30 janvier au 05 février 2012 30 janvier 2012 Hollande ou Sarko : qui sera le
meilleur pour servir le capital ? Dimanche
les chaînes de télévision furent presque toutes mobilisées pour délivrer la
parole présidentielle, comme A2 le fut la semaine précédente pour le
challenger F. Hollande. Que
nous a donc dit Sarkozy ? Sans sa politique, nous en serions au trente
sixième dessous. Elle aurait sauvé le pays, évité la déroute économique. Le
million de chômeurs en plus, la débâcle de l’industrie, les millions de
pauvres, les mal-logés, la baisse du pouvoir d’achat, la liquidation des
services publics ?... Les profits et les dividendes en hausse ?...
Cela n’a évidemment pas été évoqué car ce bilan est accusateur de la crise du
système capitaliste dont Sarkozy est un fondé de pouvoir comme d’ailleurs
Hollande et le Pen qui n’ont pas la moindre intention de lui porter tort.
Nous ayant évité la « catastrophe », Sarkozy se place donc
légitimement dans la voie ainsi tracée : rétablir les taux de profits du
capital et obtenir la collaboration des organisations syndicales à la mise en
œuvre de cette politique. Il sait, que pour cela, il doit continuer à frapper
fort sur les salariés et à donner des gages aux capitalistes. Toutes les
mesures annoncées vont donc dans le même sens : cogner sur les revenus
du travail. L’augmentation de la TVA
touche presque exclusivement les salariés tandis que les patrons
bénéficieront de nouvelles exonérations. Ils auront moins de salaires à payer
tandis que les salariés eux seront écrasés par plus d’impôts. Le PS raconte qu’il
reviendra sur cette mesure alors que son candidat prévoit un allégement de 20
milliards des « charges patronales », allégement qui sera
fiscalisé, donc transféré sur le dos
des salariés via les impôts. Cherchez la différence ! Dans le même
temps, Sarkozy défait les droits collectifs obtenus par des décennies de
lutte des salariés. Au nom de « l’échange » : emploi contre
salaire, dans chaque entreprise, les patrons pourront utiliser les salariés
au gré des besoins en modulant les salaires à la baisse. On imagine déjà le
chantage permanent que subiront les salariés. Les modalités de licenciements
seront aussi simplifiées. Ces
mesures sont copiées sur ce qui fait droit en Allemagne et qui a été mis en
œuvre par le chancelier social-démocrate Schröder avec l’aide des Verts de ce
pays. Sarkozy a eu beau jeu de le rappeler. Elles ont entraîné en
Allemagne : une baisse des salaires
une hausse des profits et des millions de salariés pauvres, immigrés
ou non. Les supporteurs du « modèle » allemand n’en parlent jamais.
Dans les mesures annoncées, la spéculation immobilière n’a pas été oubliée.
Les permis de construire permettront 30% de plus de construction, l’appétit
des spéculateurs sera donc satisfait mais les prix des logements et des
loyers ne baisseront pas pour autant. Face à
cette avalanche de mesures anti-sociales, les forces politiques et syndicales
ont évité de se prononcer sur le fond. Si la CGT les a condamnées sans pour
autant appeler à une action des
salariés pour les combattre, la CFDT, l’UNSA, la CGC et FO y ont trouvé du
« grain à moudre » en
sachant que pour satisfaire le capital il faudra aller encore plus loin et
donc faire avaler, avec leur complicité active, de plus grosses pilules aux
travailleurs. Le PCF s’est, quant à lui, réjoui que les mesures de Sarkozy
aient « unie la gauche » ! D’un
show à l’autre il apparaît clairement que la course à l’Élysée est la course
pour être le meilleur dans la mise en œuvre des exigences du capital. Il n’y
a donc rien à attendre de tout cela. Seule la lutte peut faire bouger les
choses et ouvrir une perspective politique de changement radical. C’est ce à
quoi travaillent « Communistes » et son candidat Christophe
Ricerchi. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format PDF
(2 pages) .
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