|
|
||
|
COMMUNISTES |
||
|
|
Hebdo |
|
|
|
||
|
N°233 Semaine du 30 janvier au 05 février 2012 02 février 2012 Christophe RICERCHI : Pour réindustrialiser la France L’industrie française en
danger ? Oui si on la laisse entre les mains du capital. Les candidats à l’élection
présidentielle se disputent aujourd’hui le thème de la réindustrialisation. Ils oublient que ce sont les partis de la
droite ou de la gauche qui ont permis les destructions industrielles.
Résultat : L’industrie textile, la
sidérurgie, la machine-outil, l’optique, les fonderies les plus importantes
ont pratiquement toutes disparu du territoire national. Des centaines de
milliers d’ouvriers qualifiés, de techniciens, d’ingénieurs furent licenciés
pour satisfaire les actionnaires avides de profits. Ces industries étaient
pourtant à la pointe du progrès technique et technologique de l’époque. Ce fut la première vague de
délocalisations en directions des pays d’Europe (Allemagne, Italie, Portugal,
Suisse,) et des pays du Maghreb. Depuis 1986, tous les gouvernements de gauche ou de droite (Mitterrand - Chirac - Jospin – Sarkozy) ont progressivement tout privatisé :
*1986, Mitterrand-Chirac : Saint-Gobain,
Alcatel - Suez. Au total, ce sont 29 entreprises et 400 000 salariés qui
ont quitté le champ du secteur public. *En 1993 (Mitterrand), ils
ordonnent 21 nouvelles privatisations dont Rhône-Poulenc (Sanofi
aujourd’hui), Elf-Aquitaine (Total), Renault et la Seita… *En 1995, les mêmes privatisent Usinor
(Arcelor-Mittal), Péchiney (Alcan), C.G.M. (transport maritime. * En 1997, la vague s’accélère encore avec
France-Télécom, Thomson-C.S.F. (Thalès), Aérospatiale (E.A.D.S.), Air-France (K.L.M.).
Depuis 2002, ce sont la S.N.E.C.M.A. (Safran), Gaz de France (séparée
d’E.D.F.), la S.N.C.M. (transport maritime), E.D.F. et 3 sociétés d’autoroute. Aujourd’hui
c’est la Poste privatisée et la SNCF
en voie de privatisation, ouverte à la concurrence. Dans le privé, la course aux
profits s’est accélérée. Par
exemple : les stratégies d’externalisations, notamment dans
l’automobile, ont consisté à utiliser des sous- traitants et des
équipementiers pour faire pression sur les salaires. Mais cela n’a pas suffi,
les délocalisations ont remplacé les externalisations. Exploiter les peuples
des pays à « bas coûts », c’est-à-dire avec des salaires miséreux,
sans droit, sans protection
sociale, est devenu la règle. Depuis 2008, dans la crise, les
grands groupes accumulent des milliards de profits mais pour les accroître
ils continuent à fermer des usines, a supprimer des milliers d’emplois :
Peugeot-Citroën – Renault – Total – Arcelor Mittal… Ils ont gelé les
investissements Au-delà des conséquences
sociales pour le peuple, le poids de l’industrie française dans l’économie
n’a cessé de se dégrader. Entre 1980 et 2010, le poids de la production
industrielle dans la richesse nationale (Produit Intérieur Brut) est passé de
25% à 13,5% et 2 100 000 emplois ont été supprimés (37% des
effectifs). En trois ans (2008-2011), ce sont 900 entreprises qui ont fermé
et 100 000 emplois supprimés ! La part de l’emploi industriel dans
l’emploi total, est passé de 30% en 1963 à 11% en 2010. Des milliards de cadeaux
fiscaux, d’exonérations de cotisations sociales pris sur les fonds publics, ont
été complaisamment offert au capital. Cela
n’a jamais ralenti la désindustrialisation.
C’est le contraire qui s’est produit, d’énormes profits ont été réalisés, des
milliards de dividendes versés aux actionnaires, ont été détournés vers la
spéculation. Ainsi au premier trimestre 2011, les 120 plus grandes sociétés
françaises ont réalisé pour 641 millions d’euros de rachat de leurs propres actions.
Les salaires des patrons n’ont jamais été aussi élevés. Les délocalisations
se poursuivent, les fusions, les concentrations n’ont jamais été aussi
nombreuses. Le centre d’analyse
stratégique estime que 137000 emplois
industriels vont être encore détruits
dans les cinq ans. Le capital en veut toujours
plus, il faut abaisser le « coût du travail », faire payer les
salariés et le peuple pour accroître les profits. Mais que disent les candidats
et leurs partis politiques ? Ils sont objectivement tous d’accord pour préserver le
système. Les débats de la campagne électorale sont essentiellement centrés
sur la meilleure manière de l’aménager. Sarkozy, Hollande, Bayrou, M. Le
Pen ont tous le même objectif : la compétitivité capitaliste. Sarkozy
annonce 13 milliards de plus de
suppression des cotisations pour les entreprises payés par la TVA sociale,
c'est-à-dire le peuple. Hollande annonce qu’il allègera de 20 milliards les
« charges patronales » qui seront payés par impôts, donc les
salariés. Son allié Mélenchon veut créer des coopératives et partager les
richesses sans toucher au capitalisme. M. Le Pen veut sortir de l’Euro
mais surtout pas du capitalisme, elle veut un capitalisme rationnel,
national… Bref le capital n’est pas
inquiet. Tous ceux-là vont continuer à détruire l’industrie française en
toute quiétude. Si le peuple laisse
faire. Avec « COMMUNISTES » je dis : stop à cette politique
destructrice. Je propose de redévelopper une grande industrie en France Comment ? *Disposer d’une industrie forte,
c’est une des conditions pour satisfaire les besoins du peuple. *Développer l’industrie, c’est
créer des centaines de milliers d’emplois nouveaux dans tous les domaines.
Transports, énergie, moyens de communication, logements, services publics
dépendent étroitement du poids et du développement de l’industrie : 1 emploi
industriel ce sont 6 emplois indirects ou induits. *Il faut investir dans tous les
domaines des industries actuelles et d’avenir, dans les technologies
nouvelles, les énergies du futur. Investir dans la recherche industrielle,
dans l’enseignement et la formation des jeunes, former des ingénieurs, des
techniciens. Investir dans le secteur de la santé… Les moyens existent Il faut prendre les sommes
indispensables sur les 950 milliards
d’euros de richesses produites en France chaque année par les salariés du
privé et du public. Les richesses
produites appartiennent à ceux qui les ont créées. Elles doivent être
utilisées pour investir dans la production, dans la recherche, dans
l’innovation, la formation. Cette proposition implique qu’on crée massivement des emplois et qu’on
augmente les salaires. Je propose qu’on porte le SMIC à 1700 euros nets
mensuels. Il faut prendre dans le budget de
la nation pour le développement économique et social et non pour les intérêts
du capital. L’avenir de l’industrie française, ce n’est pas tel ou tel slogan.
C’est reprendre au capital les moyens de production. L’opposition entre le capital et le monde
du travail est irréductible. Pour engager une politique de progrès économique et
social, il faut que la nation ait la
maîtrise des secteurs décisifs ! Il faut avoir la volonté
politique de s’attaquer au pouvoir des multinationales. A
« Communistes ». Nous voulons abattre le capitalisme pour
construire une société socialiste pour le peuple. Sans attendre, nous appelons les
salariés, le peuple à se rassembler pour lutter pied à pied contre les
empiètements du capital. Nous savons que pour le faire
reculer rien ne remplacera les luttes que le peuple mènera. Tous les autres candidats
répètent : « votez pour nous et on fera le reste ». Tous d’accord pour continuer à
défendre le capitalisme qui est pour eux le seul système possible. C’est
pourquoi avec eux la destruction de notre appareil industriel se poursuivra.
C’est pourquoi la situation du peuple continuera de s’aggraver quel que soit
le Président élu. Il ne faut donner votre voix à aucun d’eux. Voter « Communistes »
est la seule voix pour le changement. Le seul frein à cette politique ce sera l’action que, ensemble, nous
mènerons pour nous y opposer. Plus que jamais Il est indispensable par les luttes, de reprendre
la masse considérable des profits dont
dispose le capital et d’éliminer ce système économique. Vous pouvez compter sur moi et sur « Communistes » pour
mener ce combat. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format
PDF (3 pages) .
http://www.sitecommunistes.org |