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N°234 Semaine du 06 au 12 février 2012 09 février 2012 Sarkozy-Merkel à Antenne 2 C’est reparti de plus fort !
Ah l’Allemagne ! Le modèle, le rêve de Sarkozy et du M.E.D.E.F. cache la
dure réalité vécue par le peuple allemand. La baisse du « coût du
travail » fait des ravages, 12 millions d’allemands et 1 enfant sur 6
vivent sous le seuil de pauvreté. La baisse des salaires et des pensions, les
lois de 2008 sur les contrats de travail et le chômage partiel ont générés
6,5 millions de travailleurs précaires. 660 000 retraités de 65 à
75 ans sont obligés de compléter leur revenu par de petits boulots pour
pouvoir vivre. Voilà le « modèle » que Sarkozy et ses sbires
vantent à longueur d’antennes et dans la presse économique au service du
capital. La situation est identique en
France, les objectifs sont les mêmes, baisser le « coût du
travail » est devenu la règle, assénée jour après jour pour la rendre
incontournable. Nous en subissons les
conséquences sociales : salaires, pensions, allocations en baisse. La
pauvreté atteint 10 millions de personnes, le chômage explose, la précarité
s’étend, le système de santé, l’éducation, les services publics sont petit à
petit privatisés et soumis à rentabilité pour le profit. Il n’est donc pas étonnant que
les deux premières puissances capitalistes d’Europe agissent ensemble pour
imposer leur politique aux peuples de la zone. Cette stratégie vise à faire
croire qu’il n’y a pas d’autre solution et qu’il va falloir aller plus loin. Il
faut poursuivre la baisse du « coût du travail », aligner la
fiscalité des entreprises, flexibiliser à outrance les contrats de
travail, dérèglementer le droit du travail, avec en ligne de mire le
code du travail, les statuts et les conventions collectives. C’est l’exigence
du capital. Les pressions exercées sur les
gouvernements grec, italien, portugais, espagnol accusés de ne pas aller
assez vite et assez loin, témoignent de la volonté du couple à régenter toute
la zone euro. C’est le sens du nouveau pacte
de discipline budgétaire européen, adopté
par 25 des 27 chefs d’Etats Européens pour mettre sous tutelle les budgets
nationaux. F. Hollande veut rencontrer A.
Merkel, pour lui rappeler s’il en était besoin que les « socialistes »
au pouvoir en Europe ont toujours fait et continuent à faire le travail quel
que soit le pouvoir en place. Les politiques d’austérité dictées par le
capital ont été appliquées partout. Les
peuples qui souffrent et les profits capitalistes explosent. Il n’y a donc rien à attendre de
ce côté-là, ni des autres d’ailleurs… chaque candidat y va de son
couplet : revoir le rôle des banques, fermer les frontières, sortir de
l’euro… mais aucun ne remet en cause le capitalisme, la racine du mal. Aucun
n’appelle à la lutte, seul moyen pour changer. Les travailleurs se
mobilisent, des luttes puissantes se poursuivent en Grèce, en Roumanie et d’autres pays d’Europe de l’Est,
en Belgique, Italie, Espagne, France, Grande Bretagne. Ces luttes sont le
seul obstacle, le seul, au capitalisme. Les poursuivre, les amplifier c’est
la condition première pour s’opposer et abattre le capitalisme pour s’opposer
à lui et le vaincre. C’est le but de
« Communistes ». . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format
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