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N°235 Semaine du 13 au 19 février 2012 16 février 2012 DROIT SYNDICAL ET LIBERTÉS EN DANGER Interpellations, garde à vue, inculpations de citoyens, ou de militants
se multiplient. Le gouvernement par la voix de son ministre donne l’ordre d’engager des
représailles. Les syndicalistes sont des « délinquants » qui
prennent les usagers en « otages ». Il s’agit de créer un climat répressif, de crainte, pour casser toute
contestation. Dernier
en date le projet de loi anti-grève dans l’aérien. Des
militants syndicaux sont envoyés devant les tribunaux, traités comme des
« délinquants ». Voici trois cas pour le seul département du
Calvados. Premier
cas: Rémi Aillaud délégué CGT à la DRASS de Basse-Normandie avait été
sanctionné de six mois de suspension de contrat, sans revenu. Son crime : avoir combattu la réforme
Bachelot et dénoncé les dysfonctionnements caractérisant la DRASS de
Basse-Normandie (cette sanction peut rester dix ans dans son dossier
administratif). En jugement d’appel la
Cour Administrative de Caen avait conclu à l'annulation de la sanction. Deux
semaines plus tard, le tribunal administratif de cette même ville a rejeté
cette annulation ! Deuxième cas: Eric Blanchemain, délégué syndical chez Webhelp à Caen.
La direction qui l’avait d’abord licencié, a dû reculer, le sanctionnant finalement
de cinq jours de mise à pied. Mais le tribunal correctionnel de Paris l’a
condamné en plus à 500 euros d'amende avec sursis : coupable d' « injure
publique » pour avoir publié sur le profil Facebook CGT-FAPT Webhelp les
phrases: "Journée de merde, temps de merde, boulot de merde, boîte de
merde, chefs de merde" ... phrases postées, dans "un contexte
particulier", le suicide d'une collègue de travail. On attend
toujours que la justice, si prompte pour certains, mène l’enquête sur ce
suicide et juge la Direction… Troisième
cas : pendant le conflit contre la réforme des retraites, des policiers
de la brigande anti-criminalité sont intervenus violemment contre des manifestants, garde à
vue... le prétexte ils roulaient trop lentement sur le périphérique, deux d’entre
eux écoperont de six mois de suspension de permis. L’affaire ne s’arrête pas
là, les 2 personnes militantes de SUD sont poursuivies au tribunal pour
« entrave à la circulation et deux ans de prison fermes sont requis !!!
Décision sera rendue le 2 avril. L’objectif du capital est d’engranger des profits
de plus en plus colossaux, cela nécessite pour l’appareil d’Etat des mesures
et des décisions favorisant cet objectif. Rien, ni personne ne doit être un obstacle à cette
politique. Les gouvernements de gauche ou de droite se sont tous attaqués aux
acquis sociaux, aux services public, aux libertés individuelles et
collectives. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format PDF
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