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N°235 Semaine du 13 au 19 février 2012 17
février 2012 2
hommes, 1 seul objectif Le « Figaro
Magazine » du 11 février a accordé sur 8 pages un « entretien
exclusif » à N. Sarkozy, sous le titre « Mes valeurs pour la
France »... -« Pourquoi
ne pas avoir supprimé les 35h. dès le début de votre mandat ? » lui
demande-t-on d’entrée. …« J’ai
immédiatement mis en œuvre la réforme des régimes spéciaux des retraites qui
demandait aux cheminots, électriciens, gaziers, de travailler 5 ans de
plus… dans le même temps nous avons
fait voter la loi sur le service minimum dans les transports en commun. J’ai
considéré qu’il y avait un risque à ajouter à ces réformes si difficiles un
débat sur les 35h. D’autant que grâce à la loi TEPPA qui autorisait le
recours aux heures supplémentaires dans le secteur privé comme dans le
public, c’était déjà une sérieuse brèche dans les 35 heures ». -Mais
par la suite vous auriez pu les supprimer totalement »… …« Voici
le choix que nous avons fait avec F. Fillon : si dans l’entreprise, les
salariés et le chef d’entreprise se mettent d’accord sur l’emploi, le salaire
et la flexibilité, alors leur accord sera autorisé par la loi et primera sur
le contrat de travail individuel (lisez sur les garanties nationales). L’entretien
aborde ensuite la « réforme » des retraites qu’il justifie une fois
de plus. « tous ceux qui veulent remettre en cause cette réforme mentent
aux Français ». -« Les
collectivités territoriales doivent s’imposer des règles de diminution des
dépenses comme le fait désormais la fonction publique nationale. Cela ne peut
plus durer »… ... « Nous
lançons un processus véritablement historique en augmentant de 50% les
allègements de charges qui pèsent sur le travail (lisez : diminution de
50% des cotisations patronales actuelles)… Nos entreprises seront plus
« compétitives »… S’agissant de l’augmentation de la TVA pour
baisser les « charges » sur le travail, cette mesure était
tellement nouvelle qu’il fallait être raisonnablement modéré. C’est le cas de
cette augmentation de 1,6%. Les
salaires ? « Le « coût du travail » est trop élevé, il
faut l’abaisser pour être « compétitifs », 8
longues pages… dans lesquelles Sarkozy se justifie : « j’ai
toujours été contre la repentance, je ne vais pas commencer
aujourd’hui ». -« De
quoi êtes vous le plus fier ? » lui demande-t-on en
conclusion ? « Qu’il
n’y ait pas eu de violence sans que jamais nous n’ayons été amenés à reculer ou à retirer un texte.
Avoir pu faire tous les changements, toutes ces réformes sans qu’il y ait eu
de blocage est un motif de satisfaction » -« Et
votre regret ? »… « Quand
je vois tout ce qu’il reste à faire et que nous n’avons pas fait… » Migaud dit la même chose Qui
est Migaud ? C’est un dirigeant socialiste, pas n’importe lequel
puisqu’il est président de la Cour des Comptes. Il explique sans détour qu’il
convient d’amplifier la politique actuelle sans attendre. Comment ?
« Un ralentissement plus marqué des dépenses publiques est désormais
indispensable » souligne la Cour qui ajoute « Plus de la moitié du
chemin reste à faire. Selon
elle, les efforts doivent concerner la
Sécurité Sociale (quelles coupes dans les dépenses maladies ?),
l’augmentation de la participation des assurés sociaux, la désindexation des
retraites. Bien d’autres mesures sont contenues dans ce « message »
que la Cour des Comptes adresse à tous et tout particulièrement aux candidats
à la présidentielle qu’elle invite à proposer « dès maintenant un
programme détaillé, crédible, fondé sur des hypothèses réalistes ». Sarkozy
– Migaud… Les intérêts du capital sont bien gardés. Le
dirigeant socialiste Didier Migaud continue de sévir à la tête de la Cour des
Comptes. Le
candidat socialiste Hollande qui vient
de répéter avant-hier sur TF1 « Nous sommes des gestionnaires
efficaces » est d’accord avec lui. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format
PDF (2 pages) .
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