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N°236 Semaine du 20 au 26 février 2012 22 février
2012 LE ZELE
DE LA COUR DES COMPTES ET DE SON PRESIDENT Didier Migaud, président de la cour des comptes n'est pas
un ingrat. Nommé à ce poste par Sarkozy, ce socialiste bon teint vient de
publier son rapport annuel. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il prépare
le terrain pour les décisions que prendra le futur président, que ce soit
Sarkozy son mentor ou Hollande, son camarade de parti. Première satisfaction qu'il tire de
son rapport : il remarque que 72,5% de ses recommandations ont été
suivies d'effet en 2011, en progression sur 2010. Mais il faut aller plus
loin pour Migaud. Il insiste pour « sortir la France de la zone dangereuse
dans laquelle est entré le pays en laissant filer la dette ». Toujours
selon lui, des efforts sont encore nécessaires pour réduire le déficit public
même si des dépenses en 2011 ont été « maîtrisées », des niches
rabotées, l'objectif de progression des dépenses de santé respecté (il faut
comprendre réduction des crédits) .Pour lui ce déficit devrait
redescendre sous les 5,5% du PIB (Produit Intérieur Brut) conformément aux
objectifs du gouvernement (vers l'objectif de 3% de déficit exigé par
l'Europe). Migaud et ses comparses estiment donc que « le plus dur reste
à faire » et il souligne « la nécessité d'un ralentissement des
dépenses qui n'est pas totalement acquis ». Bref Migaud, à son poste, en
bon social-démocrate gère les intérêts du capital et n'hésite pas pour cela à
utiliser une institution de l'appareil d'état. Autre remarque concernant le
personnage. A la question « vous qui poussez l'état à la rigueur
l'appliquez-vous à votre institution ? » Il répond « Bien
sûr ! Nous nous efforçons de l'être ». Plus loin il
poursuit : « il serait par ailleurs contre productif de faire
des économies sur le contrôle, qui est une condition de l'efficacité de la
dépense publique. Moins de crédit, ce serait moins de contrôle »
etc...etc...Tout commentaire affaiblirait ! Son zèle arrive même à irriter la
ministre du budget V.Pécresse qui chipote sur les chiffres et leur actualité.
Mais rien de bien grave, l'essentiel est préservé même si c'est le peuple qui
paie l'addition et le pays qui périclite, les intérêts du capital et de leurs
serviteurs sont à l'abri. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format PDF
(1 page) .
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