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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°236 Semaine du 20 au 26 février 2012 21 février 2012 Il
faut dire stop ! Devant les députés de la majorité, le
Premier ministre a annoncé un nouveau projet de loi réformant le droit du
travail en autorisant
les entreprises à moduler le temps de travail et les salaires : Elles
pourraient recourir au chômage partiel ou à des licenciements. Ces accords
s’imposeront à tous les salariés même s’ils sont contraires à leur contrat de
travail. En cas de refus, le licenciement interviendrait à motif personnel.
Avec cette loi, une entreprise pourra faire travailler et payer ses salariés
32 heures seulement. Pour être validés, ces accords devront avoir l’aval de
30% des syndicats représentatifs. Elle n’est pas belle la démocratie ? Le temps de
travail sera sera déterminé par entreprise, via les accords de « compétitivité-emploi »
qui permettront à « une entreprise pour revenir sur le temps de
travail afin d'adapter sa situation à son environnement économique »,
C’est François Fillon qui l’a affirmé.
C’est donc une déréglementation complète du code du
travail qui est visée. Ce
n’est pas tout : Le même François
Fillon a également lancé la réforme de
la formation des chômeurs, il faut, précise-t-il « passer d'un système où une
personne au chômage doit accepter un emploi à un système où elle doit accepter
une formation, et, à l'issue de celle-ci, un emploi ». Quel
emploi ? Pour quel salaire ? Un CDI ? Un CDD ? Pour cela 30 milliards affectés par les entreprises pour
la formation de leurs salariés seront détournés à la formation des demandeurs
d’emploi. Ce qui signifie que les employeurs seront dégagés du financement de la formation continue,
que le principe de la formation professionnelle sera cassé. Les salariés
pourront être licenciés quand les évolutions technologiques les mettront en
décalage avec les besoins de leur entreprise. Devenus chômeurs, ils pourront
alors bénéficier d’une formation ! Tout cela est à mettre en relation avec les
nouvelles directives européennes du 19 décembre 2011 qui énoncent des objectifs stratégiques clairs: il
convient « d ’assurer une
plus grande flexibilité des parcours de formation. La mobilité devrait être
accrue et la Charte européenne de qualité pour la mobilité devrait être
appliquée ». La
« mobilité » remplaçant la garantie de l’emploi Les
directives vont encore plus loin. La Commission européenne vient d’ adopter
des directives pour « simplifier les règles régissant la mobilité des
professionnels au sein de l'Union européenne ». Quels en sont les
principaux éléments ? L’introduction d’une carte
professionnelle européenne est proposée pour faciliter cette fameuse « mobilité » car l’Europe « doit
avoir des professionnels mobiles et très qualifiés pouvant se rendre
facilement là où se trouve la demande ». Pour quels salaires, quelles garanties, quels droits ? Pas un
mot sur ces questions ! Ces mesures, se sont celles qui ont été votées au
niveau européen par la droite et par la gauche. Toutes ces mesures ne sont que les applications et
directives du Traité de Lisbonne, de la constitution européenne… mise en
place alternativement ou ensemble par la droite et la gauche. Quel que soit le Président élu, il appliquera ces
mesures, la situation s’aggravera pour le peuple et les profits augmenteront
pour le capital : voilà leur programme. Notre candidat Christophe Ricerchi dit
clairement : Non à l’Europe capitaliste. Il rappelle dans ses propositions pour
que ça change : Les règlements européens votés par la droite et la
gauche servent uniquement à remplir les coffres des banques. Tout le pouvoir
de décision est entre les mains des monopoles et de la haute finance. Avec « Communistes » j’appelle
à combattre cette Europe capitaliste.
Il faut donner à notre pays son indépendance nationale. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format PDF
(2 pages) .
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