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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°237 Semaine du 27 février au 04 mars 2012 28 février 2012 Danger,
ils se penchent sur l’industrie De
qui se moquent-ils ? Pétroplus en Seine
Maritime – Florange en Moselle – Fralib dans les Bouches du Rhône –
Peugeot-Citroën à Aulnay – Goodyear à Amiens Nord – La fonderie du Poitou –Photowatt
en Isère – Albany en Haute Vienne … La
casse industrielle continue à une grande échelle : des usines à l’arrêt
des fermetures annoncées, des milliers
d’emplois supprimés, des salariés mis au chômage. Depuis
2001, 800.000 emplois industriels ont été détruits – de 2008 à 2011, 900
entreprises ont été fermées. La part de l’emploi industriel dans la
production de richesses en France (PIB) est passée de 25% à 13,5% Dans
le même temps, les grandes entreprises du CAC 40 continuent de faire des
profits faramineux en augmentation constante (voir article du
22-02). Leurs investissements en France ont reculé de 25%
entre 2006 et 2011. « Nos grands champions ont la tête ailleurs »
affirme la revue économique « Capital ». « Ils bâtissent des
usines là où ils vont conquérir des marchés, dans les pays à bas coûts, en
Chine, en Russie, au Brésil, au Maroc… » Face
à cette entreprise de destruction de notre industrie, de recul programmé de
la place de la France comme nation industrielle, de destruction massive des emplois,
de la montée du chômage, Quelles solutions préconisent
les prétendants à l’Elysée ? N. Sarkozy
est allé à Pétroplus. Il leur a trouvé une solution pour un sursit de 6
mois ! Après ? Il promet de trouver de l’argent pour aider Florange.
Quel argent ? F. Hollande est allé à Florange. Son « outil de
construction d’une nouvelle politique industrielle ! », se résume à
un projet de loi qui dit : « si une grande firme ne veut plus d’une
usine et si on trouve un repreneur jugé viable, obligation lui serait faite
de céder cette entreprise au repreneur ». Pas
trop contraignant. Mittal et ses congénères peuvent continuer tranquillement
à fermer des usines, à délocaliser etc… La loi Hollande ne les gênera certes
pas. M. Le Pen
à France 2 : « sur l’industrie, je ferai une planification avec les
chefs d’entreprises français et j’interdirai l’immigration ». Avec les
chefs d’entreprises, les mêmes qui sont responsables de la situation
présente ! Venant d’elle c’est normal. La
grande idée de J.L. Mélenchon est,
d’instaurer un droit de préemption des salariés pour créer une scoop en cas
de fermeture d’une entreprise. En somme il propose par ex. aux 5000 salariés
de Florange de gérer l’entreprise capitaliste. Pourquoi ne parle-t-il jamais
de nationalisation ? Ces
prétendants à l’Elysée se disputent les slogans, ils se découvrent une
vocation soudaine « de défenseurs de l’emploi, des salariés ». En
vérité, ils se moquent d’eux, leurs « solutions » n’en sont pas,
ils cherchent juste à capter leurs
voix lors de l’élection, car ils sont
tous d’accord sur l’essentiel : « pas touche au capitalisme ». L’exigence
du capital est simple : adapter toute la société à son exigence, se
placer dans la concurrence capitaliste mondiale. Pour cela il doit être « compétitif »,
il doit aller toujours plus loin dans la baisse du « coût du
travail ». Tous
les candidats se situent dans cette exigence. On ne peut rien changer avec
eux, car on ne peut pas assurer l’avenir des Florange, Pétroplus… développer
les investissements pour une grande politique industrielle d’avenir sans
s’attaquer à la puissance des multinationales, à la propriété capitaliste. Ch. Ricerchi l’a
rappelé dans ses propositions pour une politique industrielle : pour
donner un avenir à l’industrie française, il faut reprendre au capital les
moyens de production. L’opposition entre le capital et le travail est
irréductible. Il faut que la nation ait la maîtrise des secteurs décisifs. Les
salariés de Florange, Pétroplus, Goodyear, Fralib etc… ont raison de lutter.
Le seul frein à la politique du capital et de ceux qui le soutiennent sera
l’action que nous mènerons tous ensemble. Plus que jamais il est
indispensable par les luttes de reprendre au capital les richesses produites
par les salariés qui leur appartiennent et d’éliminer le système capitaliste.
C’est la lutte de « Communistes et de Christophe Richerchi son candidat. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format PDF
(2 pages) .
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