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N°237 Semaine du 27 février au 04 mars 2012 01 mars 2012 A propos du 29 février Quel bilan tirer de la journée européenne d’action du 29
Février contre l’austérité ? Rappelons tout d’abord que c’est
sous la pression des luttes en cours dans toute l’Europe que la Confédération
Européenne des Syndicats (C.E.S.) a appelé à cette journée d’actions. Ce
rappel est utile car la C.E.S. a tout fait pour minimiser l’importance et
l’impact de ces luttes des peuples
d’Europe (Voir nos articles précédents). Pour le 29, elle a essentiellement
centré la journée d’action contre le traité européen, rien sur les
revendications, et surtout pas d’appel à la grève. Les rassemblements et
manifestations qui ont eu lieu dans les 29 pays de la zone euro ne reflètent
pas le niveau des luttes actuelles. Même constatation en France. Les 160
rassemblements ont réunis environ 130 000 salariés, alors que dans tout
le pays, des luttes importantes et nombreuses ont lieu. Dans l’industrie chimique, 18
groupes ont appelé à la grève, grève également à la S.N.C.F., dans les
transports publics (dont 20 grandes villes), dans les aéroports, à E.D.F.,
dans les services publics. Dans la métallurgie, débrayages
importants dans le groupe Renault à Cléon, Le Mans, Lardy. Idem chez Dassault
et dans le groupe Safran à la S.N.E.C.M.A. Le Creusot, Gennevilliers et
Villaroche, à la S.A.G.E.M. Des actions sont prévues chez Renault Trucks.
Dans les Bouches du Rhône, 80 entreprises ont débrayé. Dans le groupe
A.M.C.O.R. (Emballages), grève à Dijon, Frages, Chalon, Mareuil,
Saint-Sevrin. Ce n’est là qu’une partie des
luttes dont nous avons connaissance aujourd’hui, il faut y ajouter celles qui
font l’actualité comme Arcelor-Mittal, Lejaby, les raffineries, les
saisonniers, et d’autres… Toutes ces luttes portent les
mêmes revendications, salaires et emploi. Elles demandent à être
coordonnées, encouragées, impulsées pour élever encore leur niveau afin de
faire reculer le capital. C’est normalement le rôle dévolu aux confédérations
syndicales, mais c’est à ce moment de développement des luttes que les
centrales sont divisées pour des motifs essentiellement politiques. C.F.D.T.
et F.O. s’abstiennent de toute initiative pour « ne pas gêner la
campagne des présidentielles », C.F.T.C. et C.G.C. font preuve d’un
mutisme à toute épreuve, quant à la C.G.T., elle manœuvre en laissant les
départements et les syndicats seuls décider des initiatives à prendre. Et demain ? L’immobilisme volontaire des
centrales syndicales est un frein au développement des luttes. Rien n’est
prévu au lendemain du 29, mais les luttes se poursuivent dans de nombreuses
entreprises… Nous les soutenons, car c’est la
seule voie possible. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format
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