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N°238 Semaine du 05 au 11 mars 2012 08 mars 2012 Sarkozy
– Fabius : les compères Mardi soir sur
Fr.2, pendant plus de 3 heures, Sarkozy a longuement débattu de questions
aussi « décisives » que celle de la viande Hallal, du dur métier de
président, etc… etc… La
soupe lui était servie par des journalistes qui évitaient soigneusement
d’aborder tout ce qui aurait pu le gêner. Ceci par exemple : *En
3 ans (2008-2011) 900 entreprises françaises ont disparu avec 100.000 emplois
supprimés *L’officiel
Centre Stratégique estime que 173.000 emplois industriels vont être détruits
dans les 5 ans, quelles mesures concrètes proposez-vous pour redresser cette
situation ? Ces
questions n’ont pas été posées et elles ne le seront jamais, les journalistes
ne sont pas là pour ça ! Ayant
ainsi les mains libres, Sarkozy a pu bavarder abondamment sur ce qu’il
comptait faire s’il était élu : d’abord réduire les
« dépenses » de 70 milliards. Quelles dépenses ? Non remplacement d’un fonctionnaire sur
deux, suppression de 40.000 postes dans les « grandes collectivités »,
le reste à l’avenant. Ceci,
au moment même où les grandes entreprises du CAC 40 affichent un niveau de
trésorerie de 1.318 milliards d’euros (+ 5,2% sur 2010) et que 102 milliards
d’euros de bénéfices sont annoncés, soit 4% de plus qu’en 2010. « Les
champions boursiers français encaissent bien les contrecoups de la
crise » constate le journal financier « Les Echos ». Leurs
réserves de trésorerie atteignent 283,7 milliards, en augmentation de 26% par
rapport à 2010. « Elles
amassent des matelas d’argent, ont d’énormes réserves qu’elles n’investissent pas, faute de
perspective » peut-on lire dans le journal « Le Monde ». Ainsi
des sommes sont détournées de la
production et les gouvernements laissent faire ! Les gouvernements, aussi bien celui de Mitterrand que celui de Chirac
ou de l’actuel Sarkozy, tous se comportent, se sont comportés et se
comporteront en gérants loyaux du système capitaliste en place. Encore
une citation, celle de E.A. Seillière, patron de De Wendel et ancien
Président du patronat français, à qui le journal financier « les
Echos » pose la question : Craignez-vous François Hollande ? Réponse :
« Non ! Parce que la feuille de route du prochain quinquennat
s’imposera : le désendettement, la compétitivité ». Désendettement,
compétitivité, nous savons ce que cela signifie chez ces gens-là. Hollande
après Sarkozy… quand une équipe est usée, on en change, pourvu qu’on continue
d’aller dans la même direction. Rien
a attendre de ces « affrontements », exhibitions et autres palabres
qui vont se dérouler jusqu’à la présidentielle. A l’exemple de celle ce mardi
et de celles qui l’ont précédée, la vérité sera soigneusement camouflée par
les uns comme par les autres. Comptez
sur nous pour vous la dire. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format
PDF (2 pages) .
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