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N°239 Semaine du 12 au 18 mars 2012 17 mars 2012 Hollande
– Copé : pourvu qu’on ne touche pas au capitalisme Comment paraître
en désaccord total quand on est d’accord sur l’essentiel ? C’est à ce
genre d’exercice que ce sont livrés hier jeudi sur A2 le socialiste F. Hollande et l’UMP F. Copé. Avant
ce tête à tête qu’on nous promettait violent, Pujadas et les siens avaient
longuement dialogué avec Hollande :
1-Refus
de Hollande d’augmenter le SMIC et les salaires. Pour ce qui est des salaires,
il est pour « parler, dialoguer dans chaque entreprise ». Mercredi
15 mars, la veille de cette émission, le même Hollande invité à un colloque
sur la compétitivité organisé par les chefs des 100 plus grandes entreprises,
avait proposé « un pacte national de confiance » qui réunirait l’Etat,
les partenaires sociaux, les entreprises et les banques ! « Les
débats ne sont plus entre la gauche, la droite et le centre » avait
assuré d’entrée Sarkozy, invité comme il se doit à ce colloque. Hollande
n’envisage pas d’augmentation du SMIC s’il est élu, sauf si les partenaires
sociaux (voir plus haut) le décident. 2-Refus
de Hollande d’annuler la réforme des retraites (pour revenir à 60 ans pour
tous avec 37,5 annuités de versement). Dans le débat qui suivit avec Copé il
est même allé plus loin : « votre réforme des retraites n’est pas
financée au-delà de 2017 » lui a-t-il dit, « moi j’en permettrai le
financement ». Comment ? Pas un mot et pour cause ! 3-Refus
de Hollande de revenir sur les privatisations. Pour lui « la cause de
nos déboires tient à la mauvaise spécialisation « a-t-il déclaré.
Pour lui, la propriété capitaliste des grands moyens de production et
d’échange n’est pour rien dans « nos déboires ». 4-Refus
de Hollande de prendre l’argent où il est, dans les poches des grands groupes
capitalistes du CAC40 et d’ailleurs, dans la finance et les banques… A partir
de là, il lui restait à répéter une fois de plus qu’il allait limiter
« les dépenses publiques » s’il était élu. Au
cours du débat qui suivit, Hollande a condamné, chose facile, le bilan de
Sarkozy. Ce à quoi Copé répondit : « Vous, parti socialiste, vous
ferez pareil ». Propos confirmés par la suite de leur discussion. Je
resterai à l’OTAN. Je veux que l’on donne les postes promis à la France. Il
faut relancer l’Europe de la défense ? (Hollande). Comme Sarkozy. -L’immigration
illégale : longue palabre sur le nombre d’immigrés. Que faut-il
faire ? On verra ! -La
sécurité (il fallait que la question fut posée). D’accord pour la renforcer –
le collier électronique, pourquoi pas ? On
mesure là le sérieux de la discussion. Pour
terminer, Hollande a parlé de « rallumer les feux de la
croissance ». Comment ? En limitant les dépenses. Lesquelles, dans
quelles proportions ? Nous aurons à faire des choix, « des choix
parfois rudes », d’autant plus rudes que tout comme Copé et Sarkozy, il s’apprête à gouverner
pour le compte du capitalisme. Copé
n’a pas chicané Hollande à propos de sa fameuse déclaration de tout prendre (ou
presque) au dessus de 1 million d’euros. Il doit savoir que ce n’est pas sérieux ! . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format
PDF (2 pages) .
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