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N°239 Semaine du 12 au 18 mars 2012 13 mars 2012 Manifeste pour un pacte social, c’est la
feuille de route de la collaboration de classe
post-présidentielle Avec la CFDT et l’UNSA, la Confédération Étudiante, des
associations : ATD Quart Monde, la Ligue de l’Enseignement, la Mutualité
Française, France Nature Environnement, Europe et Société et Confrontations
Europe viennent de publier un manifeste « pour un pacte social ».
Ce manifeste se veut une interpellation des responsables politiques
pour que : « soient
posées les bases d’un pacte national solidaire porteur d’espoir pour nos
concitoyens. » Ce manifeste, au-delà d’une
liste d’intentions louables sur l’emploi, le logement, l’école… les salaires
n’y figurent pas, est en fait la feuille de route de la collaboration de
classe pour le prochain quinquennat. Dans ses prémices, le document
fait référence à la crise. Il ne s’agit pas, selon les auteurs, de la crise
du système capitaliste mais de : « notre modèle de développement » ce qui n’est évidemment pas
la même chose. Cette « crise »
engendre, selon les signataires, une « montée des inégalités et de l’exclusion sociale. »
Jusque-là, il n’y avait donc que des inégalités supportables. Le capitalisme
est donc d’emblée absout de toute responsabilité. Ce gros mot ne figure
d’ailleurs nulle part dans le manifeste. La conséquence de cette crise met en
cause: « [le] vivre ensemble et [est]
un terrain favorable à tous les populismes. » Cette
expression : « à tous
les populismes » amalgame sans les citer les forces d’extrême droite
et les forces révolutionnaires qui contestent les fondements même de la
société capitaliste. C’est une reprise modernisée de l’affirmation que
communisme et fascisme sont la même chose. On sait où a mené une pareille
vision des choses. Dans son développement, le
manifeste précise ses orientations. S’il égratigne les marchés financiers et
en propose une régulation, mais qui ne réclame pas cela aujourd’hui, au moins
dans les discours tout en allant faire repentance à la City de
Londres ?, c’est pour tisser une ode au développement de l’Europe qui se
doit d’être sociale, solidaire et juste mais surtout : « vecteur de compétitivité.» Le patronat
du CAC 40 qui finance généreusement certaines des associations signataires
doit trembler sur ses bases ! Ce manifeste entend promouvoir une société
où : « cohésion sociale
et compétitivité doivent pouvoir s’articuler harmonieusement »
tandis qu’il affirme la nécessaire: «
réduction des déficits publics [en préservant] la cohésion sociale. »
autant dire en évitant des conflits sociaux majeurs qui mettraient en cause
le système capitaliste. Ce sont bien comme l’écrivait P. Nizan « les chiens de garde » de la
bourgeoisie. Le manifeste se termine par une offre de service au pouvoir du
capital de co-élaborer avec lui les réformes indispensables. Sans la lutte de classe
quotidienne, sans la remise en cause du pouvoir du capital, aucune « réforme » ne supprimera
l’exploitation de l’homme par l’homme qui est à l’origine de la crise du
capitalisme. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format
PDF (2 pages) .
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