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N°240 Semaine du 19 au 25 mars 2012 18 mars 2012 Les non dits
de la campagne électorale Cette campagne électorale
démontre si besoin était, que les quatre « favoris » roulent tous
pour le capital et que pour le deuxième tour, tous les autres candidats se
rallieront à l’un des quatre prétendants du 1er tour. En
clair, les véritables questions fondamentales comme l’emploi, le pouvoir
d’achat des salaires et des pensions, au même titre que les minima sociaux ou
la protection sociale n’ont pas leur place dans la campagne. La cause : aucun
des candidats ne veut s’attaquer au capital. C’est donc la même politique qui
va se poursuivre avec certes un habillage et un discours différent, mais avec
les mêmes conséquences pour les électeurs, notamment les plus démunis. Poursuivre
la politique que nous connaissons depuis des années, privatisation, cadeaux
au patronat, blocage des salaires et des pensions, recul permanent de notre
protection sociale et notamment des retraites au nom de la compétitivité, de
la crise ou de l’Europe vont générer de nouveaux sacrifices pour le plus
grand nombre et enfoncer le pays dans une spirale catastrophique pour les
générations futures. D’autres
mauvais coups sont en préparation, dès les élections passées ils seront à
nouveau à l’ordre du jour. C’est
le cas à la SNCF, aujourd’hui ouverte à la concurrence. C’est
précisément au nom de cette concurrence européenne, que la direction de la
SNCF aidé par le pouvoir qui sera élu, aura comme premier objectif de faire
exploser le statut des personnels cheminots. Déjà
aujourd’hui, la SNCF recrute uniquement des contractuels qualifiés par la
directive « RH 0254 », donc de droit privé, en lieu et place de
cheminots avec un statut. L’objectif
du PDG de la SNCF, est de créer une convention collective qui serait
applicable à l’ensemble des salariés des chemins de fer Européen. On a déjà
une idée de ce que cela va donner. En premier lieu, toutes les prétendues
« harmonisations » se sont faites en alignant sur le plus bas. Les
contractuels ne bénéficient pas des différents avantages du statut des
cheminots, cheminots aujourd’hui appelés « cadre permanant ». Cela éclaire
ce qui va se passer dans l’avenir. Le
statut va voler en éclat, les conséquences seront catastrophiques. Cela est si
vrai, qu’un responsable de la SNCF
réagissant aux inquiétudes de la fédération CGT des cheminots, répond au
secrétaire général de cette fédération: « S’agissant des dispositions
relevant de la directive RH 0254, il me semble qu’il conviendra d’adapter
celle-ci à la future convention collective. Je vous confirme que cette
adaptation, qui pourra le cas échéant donner lieu à un accord collectif, se
fera dans le respect et le maintien du bénéfice pour les agents concernés des
dispositions
de la RH 0254 qui s’avèreraient plus favorables que celles de la convention
collective ». On
imagine les dégâts pour ces contractuels, que dire alors des cheminots, que
restera t-il de leur statut ?... Qui
en parle dans cette campagne ? Personne ! Seule
l’action des cheminots permettra de sauver les acquis. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format
PDF (2 pages) .
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