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240 Semaine du 19 au 25 mars 2012

 

21 mars 2012

MELENCHON LE RABATTEUR

 Le candidat du Front de gauche a parlé dans son discours de ce dimanche à Paris, d’une France "défigurée par les inégalités", et a appelé à "l'insurrection civique". Mais à aucun moment il ne désigne les responsables,  rien non plus sur la cible de « l’insurrection » Est-ce le système capitaliste ? Il ne dit pas.

Il a plaidé pour une VIe République pétrie de citoyenneté, de parité, de laïcité... Des bonnes paroles qui ne fâchent personnes… là encore le capital s’en sort bien.

Il a parlé également « des peuples opprimés par "l'abjecte troïka" » Mais il omet de rappeler que la troïka c’est la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, des instruments du capitalisme pour exploiter les peuples à son profit.

Il parle « de tourner la page de l’ancien régime » cela fait combien de temps que l’on tourne les pages ? Le véritable enjeu c’est le changement de société, c’est de balayer ce système. Rien de cela dans son discours, pourtant il avait devant lui une foule combative…

La vraie nature de ce candidat, rabattre pour le PS cet électorat mécontent qui souhaite de véritables changements.

Qu’en disent les socialistes :

"C'est  plus facile d'avoir Mélenchon à notre gauche, parce qu'il sait la nécessité de nous rassembler  au second tour", dit le dirigeant PS Bartolone qui rappelle au passage que Mélenchon a été ministre de Lionel Jospin.

Bartolone,  président du conseil général de Seine-Saint-Denis est rassuré par le discours prononcé par Mélenchon, "un discours symbolique, d'une grande responsabilité. Il a parlé de valeurs que partage toute la gauche." Ce qui permet au journal  « Le point » d’écrire : “Il veut dire par là qu'il a laissé les propositions, indéfendables par le PS, comme le smic à 1 700 euros, au pied de l'estrade".

Marie-Noëlle Lienemann députée socialiste : "personne ne doute de son soutien à François Hollande si le second tour oppose le socialiste à Nicolas Sarkozy. "Il va trouver une formule alambiquée, mais qui sera claire, genre : la tradition, c'est battre Sarkozy et mettre toutes nos forces pour qu'il soit battu."

Le journal « Le point » conclut : Il sera alors largement temps de passer des accords pour que le PS laisse quelques circonscriptions au Front de gauche pour les législatives… »

Montrons que nous ne sommes pas dupes. Utilisons l’élection Présidentielle et les élections législatives pour, dans l’urne mettre le bulletin de vote « Communistes », ce sera un vote de lutte de classe, un vote combattif qui comptera car au-delà des élections, seule la lutte ample et déterminée des salariés et du peuple contre le capital fera reculer sa politique.

 

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