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N°242 Semaine du 02 au 08 avril 2012 05 avril 2012 S’attaquer au capital ou le gérer, c’est
la seule alternative ! Un journaliste déclarait Sur
Radio BFM: « à la mi-juin la facture sera présentée aux Français »
il ne tenait pas compte de la future couleur du gouvernement. Quand le capital exige, le
pouvoir exécute. Le clivage n’est pas
droite ou gauche mais bien s’attaquer au capital ou le gérer. Ce qui est
déterminant, ce n’est pas le discours, la couleur, l’étiquette mais le
rapport des forces entre les classes. Le futur gouvernement fera
comme les gouvernements grec, espagnol ou portugais : il baissera les
salaires et les pensions, votera des lois qui mettront l'ensemble des
salariés en travailleurs précaires, licenciera des fonctionnaires, annulera
les budgets sociaux, de la culture… Déjà dans le discours de Hollande se
dessine la future politique d’austérité, quant à Sarkozy il l’applique et va
l’accentuer, il le dit franchement. Il est normal que des salariés
espèrent que les coups vont s'arrêter. Donc en votant Hollande, ils pensent
que ce sera « moins pire » que Sarkozy, et Mélenchon l'obligera à gouverner à
gauche. Cela fait des années, à chaque élection, que l’on dit la même chose. Le choix Mélenchon comme piqure de rappel à l’intention de
Hollande ? Regardons quelques propositions
du Front de gauche: C’est Mélenchon qui propose la
« Mise à contribution de la Banque de France pour racheter de la
dette nationale » Mais la dette c’est celle du capital, il est hors de question de la faire payer à
la nation, c'est-à-dire au peuple. Pendant
que les travailleurs sont sacrifiés, que 11,2 millions de Français sont dans
la pauvreté, les entreprises du CAC 40 affichent des records de
profits : de 2002 à 2011, leur chiffre d’affaires est passé de 882
milliards à 1 324 milliards d’euros, leur capitalisation de 623 milliards à
912 milliards d’euros. Elles vont donner à leurs actionnaires 35,8 milliards
d’euros de dividendes pour 2011. C’est là qu’il faut frapper ! Sous le titre Des pouvoirs aux
salariés, il propose des commissions « régionales et départementales de
l’emploi et du développement économique (employeurs, syndicats, élus, préfet)
pour examiner les alternatives aux licenciements et délocalisations». Alors
là, il est en plein dans la gestion concrète des diktats patronaux !
C’est bien de l’accompagnement dont il propose de discuter, autour d’une
table… Son rôle à cette commission se
limiterait donc à faire accepter par
la population et les salariés les décisions du patronat. Tout cela n'est pas très « révolutionnaire » ! La crise économique n’est pas près de se
terminer. Le patronat se battra de
plus en plus pour comprimer les salaires, pour faire exécuter plus de travail
par moins d’ouvriers, pour finir de casser le code du travail, pour maintenir
les profits des entreprises et les dividendes des gros actionnaires. En France
comme en Grèce, en Espagne, les travailleurs n'ont pas d'autre choix que de créer
par leurs luttes un rapport de forces qui contraigne le patronat, les
capitalistes et les gouvernements, à satisfaire leurs revendications. Pas d’autre
choix que de se battre pour prendre la masse considérable des profits
accaparée par le capital, pour s’approprier les moyens de production et
d’échange, pour éliminer ce système économique et construire le socialisme. Les candidats
de communistes aux élections législatives seront les porteurs de cette
perspective révolutionnaire. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format PDF
(2 pages) .
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