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N°242 Semaine du 02 au 08 avril 2012 05 avril 2012 Partager les richesses, de qui se moque-t-on ? En France, le
pouvoir économique est détenu par 58 entreprises géantes dont le chiffre
d’affaire de chacune dépasse 7,5
milliards d’euros. Elles emploient près de 7 millions de
salariés. Elles détiennent à elles seules 80% des capitaux à la Bourse de
Paris. Qui sont leurs propriétaires et leurs principaux
managers ? Ils sont au maximum un millier de dirigeants. Ainsi un petit millier de personnes décident de la
stratégie de ces entreprises géantes, qui ont le plus souvent des liens
financiers entre elles. Ce sont ceux
là qui dirigent la politique de la France et personne d’autre ! Ayant la mainmise
sur l’économie nationale elles ont, par la même occasion le pouvoir politique
en main quel que soit le Président en place.
C’est sous Sarkozy qu’en 2010, en une seule année, 210 milliards de profits
des seules entreprises industrielles sont allés dans la poche des
actionnaires (l’équivalent de 60% du budget national !) alors que
seulement 182 milliards ont été investis dans l’économie par ces mêmes
entreprises. Les baisses de cotisations sociales des sociétés, la suppression de la taxe professionnelle,
les baisses d’impôts sur les sociétés ont atteint des proportions
scandaleuses. L’impôt sur les bénéfices pour les grandes entreprises est
seulement de 13% après avoir été de 50%. Plus de 40 milliards d’euros par an
(soit 15% du budget) sont versés aux « créanciers de l’Etat », c’est
le 2ème poste du budget national après l’Education Nationale et
équivalent à celui de l’armée. Qui sont ces
« créanciers » ? Les
mêmes qui chaque année touchent des centaines de milliards de profits, fruit
du travail des salariés. Où vont ces milliards ? Ils vont nourrir les
échanges spéculatifs qui sont,
au minimum 70 fois supérieurs aux investissements consacrés à la
production. Chaque année des milliards
pourraient être récupérés pour augmenter les salaires, développer l’économie
et créer des emplois, développer la Sécurité Sociale. Les 10 plus gros
bénéfices de 2011, réalisés par des firmes du CAC 40 représentent près de 50
milliards. Quand Hollande
raconte que son seul ennemi c’est »le marché » c’est parce qu’il
ne veut surtout pas toucher à ceux qui en sont maîtres, derrière le marché il
y a la main de ceux qui le dirigent, ceux qui sont à la tête des grands
groupes capitalistes. Il est
impossible de « moraliser » le marché, sans s’attaquer à ceux-là. Quand Mélenchon
déclare que « la seule question posée
c’est le partage des richesses »,
pense-t-il vraiment que les groupes capitalistes qui dirigent le pays
accepteraient d’obéir à ses injonctions ? Ne sait il donc pas que le
capitalisme ne partage pas les richesses et qu’il ne recule que sous la
pression des luttes ? La seule question
aujourd’hui, c’est que l’action des travailleurs et du peuple soit assez puissante pour contraindre les forces du
capital à augmenter les salaires, créer des emplois pour développer
l’économie etc… Cela ne se fera pas par des incantations contre les marchés
ou pour le partage des richesses. Reprendre une partie de ce qui nous
appartient, empêcher le capitalisme de nous spolier à nouveau, instaurer dès
que possible le socialisme dans notre pays, c’est ça la lutte des classes ! . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au
format PDF (2 pages) .
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