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244 Semaine du 16 au 22 avril 2012

 

15 avril 2012

Les luttes ignorées

 Chacun peut constater que dans les débats de la campagne présidentielle le mot « lutte »,  n’est jamais prononcé par les candidats.

Ils savent que la remise en cause du capitalisme passe les luttes, et comme ils sont tous d’accord pour le préserver, ils font tout, bien aidés en cela par les confédérations syndicales, pour les ignorer.

Mais la particularité de cette période électorale est que le niveau des luttes n’a jamais fléchi. Au contraire, les travailleurs se battent partout et dans tous les secteurs, salaire, emploi, conditions de travail sont au cœur des actions. C’est le cas chez P.S.A. à Aulnay contre la fermeture du site, à Sochaux où des débrayages ont lieu contre le renvoi des intérimaires, chez Renault pour les salaires. Lutte également chez Areva à Tricastin (Drôme), La Hague (Manche), à Lyon. Les travailleurs des fonderies du Poitou sont en lutte depuis Octobre 2011, ceux d’Arcelor Mittal à Florange depuis sept semaines, idem pour les travailleurs des raffineries. Dans les transports en commun, grève à Bordeaux, à Montbéliard, chez Kéolis dans la région parisienne, chez S.T.A. à Corbeil Essonne en grève depuis deux semaines sur les salaires et l’emploi. A La Poste à Poitiers, Châtellerault, Rodez et dans de nombreux autres centres ou agences, les postiers se battent pour l’emploi et les conditions de travail. Le président de La Poste J.Paul Bailly vient de demander à Jean Kaspar (ex secrétaire de la C.F.D.T.) de lui rédiger un rapport sur le sujet. La compromission syndicale n’a plus de limite… On l’avait déjà remarqué avec l’implication de Nicole Notat (Ex secrétaire de la C.F.D.T.) dans la restructuration de la S.N.C.F.

Actuellement des mouvements nationaux se coordonnent chez les agents pénitentiaires, les Inspecteurs du travail. Dans l’enseignement, les luttes se poursuivent avec les parents d’élèves contre les fermetures de classes et les suppressions de postes d’enseignants. Une grève nationale est décidée le 25 avril prochain chez les TOS (Agents techniques de l’éducation nationale).

Des grèves dans les cliniques et les hôpitaux comme à Rodez, à la Pitié-Salpêtrière, à Saint-Quentin, au Creusot, à Nantes, à Fontainebleau, au Kremlin-Bicêtre.  Grèves  dans les papeteries à Quimperlé et Novillars (Doubs), grève encore dans l’informatique chez Thales Services à Toulouse et Elancourt (Yvelines), Technicolor à Angers (ex Thomson), dans la téléphonie chez Free Mobile ou la surexploitation du travail atteint les limites du supportable.

Citons ainsi l’aéroport de Lesquin dans l’action après les mouvements du 17-18 Janvier et du 22 Mars. Et encore celles de Paris-Normandie (presse), de la F.N.A.C. (commerce), sans oublier la lutte permanente des Fralib et des cheminots du fret ferroviaire.

La permanence des luttes depuis des mois démontre que l’on ne peut pas transiger avec le capital. Les candidats au pouvoir capitaliste savent que leur amplification est un danger. Alors… silence.

Quel que soit le résultat des élections,  les mauvais coups vont s’accentuer, notamment la remise en cause des contrats de travail, du code du travail, du système de santé, la baisse des salaires et les nouvelles mesures contre l’emploi. Pour y faire face, il faudra porter l’action à  un niveau encore plus important.

Les candidats de « Communistes » aux législatives vont mener ce débat et ce combat. Les travailleurs sont assurés du soutien actif de notre parti.

 

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