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N°244 Semaine du 16 au 22 avril 2012 19 avril 2012 LES MARCHES NE SONT PAS INQUIETS François
Hollande a découvert le 18 avril les vertus électorales du SMIC. Sauf que ce
remède pour les salariés qui souffrent a besoin pour être efficace d'autre
chose que du "coup de pouce" que
propose le candidat-président socialiste. Pour clore le sujet il
annonce qu'élu il évoquera ce problèmes du SMIC dans une rencontre avec les
"partenaires sociaux". Entre le MEDEF, la CFDT et d'autres, pas de quoi être
rassuré. Pourtant un SMIC à 1800
euros nets et l'augmentation des salaires sont aujourd'hui plus que jamais
nécessaires à notre pays. Mais pour Hollande, comme
pour ceux qui l'ont précédé depuis 30 ans, il est d'abord urgent de continuer
à financer le capital à coup de cadeaux fiscaux ou d'exonérations de
cotisations sociales pour prétendument créer des emplois. On voit ce que cela
a donné notamment depuis 10 ans avec 700.000 emplois disparus dans
l'industrie. Il appelle ce financement du patronat « contrat de
génération » et « soutien à l'industrie ». Et devant les
prévisions du FMI d’une croissance négative en France, il répète
que des efforts vont être nécessaires pour combler la dette dite
« publique ». Il en fait même
une promesse ! Promesse qui sera tenue, n'en doutons pas, pour répondre aux besoins du capital. La meilleure preuve est la
réaction des "marchés" qui eux, ne s'affolent pas. Comme le déclare
un analyste (A. Newton) dans les Echos « les investisseurs savent qu'il
n'y a pas de différence très marquée entre Nicolas Sarkozy et François
Hollande ». Le même ajoute que si « la victoire de Hollande semble
acquise par les sondages elle n'est pas encore totalement intégrée par le marché... mais qu'après une
réaction épidermique le mouvement ne durera pas ». Plus
loin... « Hollande ne pourra pas faire tout ce qu'il a annoncé, il
sera obligé de faire des compromis pour aller vers d'avantage
d'austérité ». Enfin cette interview se termine par un écho sur
« les rumeurs qui font état de Michel Sapin comme ministre des
finances ». Les Echos ajoutent qu' « il a déjà occupé cette
fonction dans les années 1990, ce qui rassure ». Quant au poids électoral
de Mélenchon, Hollande l'a balayé d'un revers en déclarant qu'il ne
négocierait pas entre les deux tours et qu'il s'en tiendrait à son programme.
Il sait que le slogan "tout sauf Sarkozy", l’attribution de
quelques ministères et de quelques sièges de députés feront l'essentiel le 6
mai. Mais ce
que l'élu du jour ne pourra pas négliger c'est le poids des luttes face aux
mesures qu'il va devoir prendre pour répondre aux besoins de son mandant, le
capital. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format
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