|
|
||
|
COMMUNISTES |
||
|
|
Hebdo |
|
|
|
||
|
N°244 Semaine du 16 au 22 avril 2012 18 avril 2012 La seule solution, c’est l’action Les résultats de ce premier tour feront l’objet d’abondants
commentaires qui tous, gommeront volontairement ce que devrait être un
véritable changement… Pourquoi ? Parce que les commentateurs savent qu’un changement de
gardien ou de fondé de pouvoir n’a jamais signifié un changement de
propriétaire. Parce qu’ils savent tous
que les propriétaires, ceux qui ont réellement la mainmise sur notre pays, ce
sont les grands groupes capitalistes, ceux du CAC 40 en particulier, mais
personne d’autre. Loin de nous l’idée de minimiser si peu que ce soit le
rôle de Sarkozy, on a pu vérifier pendant 5 ans avec quel zèle il a assumé sa
fonction de gérant du capital. Les cadeaux aux employeurs, les gros surtout,
le recul de l’âge de la retraite, les coups portés contre les salaires et
l’emploi, contre la Sécurité Sociale, contre l’enseignement… Tout ça c’est lui mais pour autant ne
confondons pas le capitalisme et son gérant ! Ces capitalistes
qui sont à la tête de notre pays se sont fixés une nouvelle feuille de route
à mettre en œuvre dès la fin des élections. En France, les employeurs pourraient
licencier leur personnel sans aucune entrave. Les conditions de travail, les
salaires, toutes les garanties nationales collectives qui, jusque là,
reposent sur le code du travail seraient supprimées. Les salaires seraient
fixés entreprise par entreprise, même chose pour les horaires de travail. Le
CDI (Contrat à durée Indéterminée) serait remplacé par un CDD (contrat à
durée déterminée) qui permettrait un licenciement sans entrave. Ajoutons une
nouvelle attaque d’envergure contre notre régime de Sécurité Sociale et notre
système de santé. Même chose dans tous les pays européens. C’est la feuille
de route que les capitalistes suivront quel que soit le président élu. Les preuves
abondent, citons-en quelques unes : Le
MEDEF a réuni son assemblée générale le 16 avril. Sa Présidente L. Parisot a
tendu la main à Hollande : « Nous sommes dans les starting-blocks,
pour travailler avec le prochain gouvernement quel qu’il soit » a-t-elle
insisté à deux reprises. « Les deux grands candidats ont approché la
question de la compétitivité, nous considérons que c’est une idée
clef ». Hollande a proposé un coup de pouce au SMIC ? Parisot
répond : « Ce qui m’intéresse c’est qu’il dit que cela fera l’objet
d’une concertation, car un coup de pouce qui ne serait pas lié à la
productivité ou à l’inflation pourrait provoquer une telle hausse de la masse
salariale que ce serait un handicap ». Elle a même ajouté « que
sur certains points elle se sent « plus proche de Hollande ». Pour le quotidien financier « Les Echos »
« il n’y a pas de différences majeures entre les propositions de Sarkozy
et celles de Hollande… Nous ne pensons pas que F. Hollande pourra faire tout
ce qu’il a annoncé, il sera obligé de faire des compromis pour aller vers
davantage d’austérité ». Hollande y est allé aussi de son couplet, « C’est ma
responsabilité de refuser la surenchère » a-t-il dit. Il propose dès
Juillet, le vote d’une loi de programmation des finances publiques, on devine
dans quel sens ! Il prévoit même un allégement du coût du travail par un
nouveau transfert d’une partie de la contribution patronale vers l’impôt payé
par les contribuables (CSG entre autre) mais, précise-t-il « en accord
avec les partenaires sociaux ». Pour sa part Fabius affirme que le
plafonnement des rémunérations patronales n’est pas praticable dans les
entreprises privées «Elles sont libres de rémunérer les dirigeants comme elles
l’entendent ». Il faut combattre
toutes ces opérations politiciennes qui n’ont comme but que d’assurer la
continuité du capitalisme. Comment stopper
les attaques du capital ? La seule solution, c’est l’action dans tous
les domaines, tous les secteurs. La
seule solution c’est que le peuple, salariés en tête s’unisse pour lui
barrer la route. Dimanche 22 avril
faites un vote de lutte, utilisez le bulletin que nous mettons à votre
disposition ici sur notre site. Vous pouvez le reproduire. « Le spectre d’un retour des plans sociaux plane sur
l’après 6 mai » C’est
le titre de la page « spécial présidentielle » du journal
« Les Echos », qui nous apprend que la direction de Peugeot attend
les élections pour annoncer officiellement la fermeture de l’usine d’Aulnay –
sous - Bois et qui prévoit que « Les prochains mois s’annoncent
extrêmement tendus dans l’automobile et des restructurations sont aussi à
craindre dans le raffinage, la téléphonie ou les secteurs du transport et de
la logistique ». Des
suppressions d’emplois sont prévues dans la durée pour faire face aux pertes
de productivité, estime F. Pillard, délégué général de l’UIMM (Union des
industries métallurgiques et minières). « Les
Echos pensent que si les plans sociaux devaient s’envoler, ils
porteraient sur des grands groupes exposés à la concurrence
internationale ». ° ° ° Ces
exemples ne représentent qu’une petite partie de ce qui est prévu. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format
PDF (2 pages) .
http://www.sitecommunistes.org |