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N°246 Semaine du 30 avril au 06 mai 2012 02 mai 2012 1er mai :
et Après ? 300 rassemblements et
manifestations ont réuni 750000 personnes à travers toute la France. Beaucoup de salariés
d’entreprises en lutte étaient présents dans les cortèges, les revendications
sur les salaires, l’emploi, les retraites, l’enseignement, la santé, se sont
exprimées partout. Ce premier Mai revendicatif
reflète le niveau des luttes actuelles dans tous les secteurs. Ceux qui voulaient en faire un
rendez-vous essentiellement politique en sont pour leurs frais. Les scandaleuses déclarations de
François Chérèque (C.F.D.T.) au journal Libération :
« Il faut pacifier les relations sociales », répétées le matin du 1er
Mai sur la radio R.T.L. : « Nous sommes les garants de la paix
sociale », sont confrontées à la réalité du terrain. F. Chérèque annonce
la couleur. Alors que les luttes se développent et qu’elles ne peuvent que
s’amplifier au regard des objectifs du capital qui compte frapper plus fort
sitôt les élections passées, il se place comme étant l’interlocuteur privilégié
du capital. Il reconnait d’ailleurs sans
ambages avoir « très bien travaillé avec François Fillon (qu’il) a
rencontré souvent et (qu’il) apprécie ». Bernard Thibault (C.G.T.)
appelle ouvertement à voter F. Hollande au 2ème tour de l’élection
présidentielle car il faut dit-il « changer le président au bilan
antisocial ». Les travailleurs en lutte auraient pu attendre du
secrétaire général de cette centrale syndicale un encouragement, un appel aux
luttes partout, à leur généralisation quel que soit le résultat des
élections… rien de tout cela. L’appel à voter Hollande
confirme que la C.G.T est confrontée à de fortes contradictions entre une
base (les syndicats) qui lutte, et une direction qui se compromet avec le
capital (nous reviendrons sur le sujet prochainement). Ce 1er Mai exprime de
fortes attentes sociales. N. Sarkozy ne s’y trompe pas, son discours sur son
opposition à « la lutte des classes et au socialisme » (ce n’est
pas un scoop !!!), son appel à « baisser
le drapeau rouge et s’occuper de la France » révèle la peur du capital à
affronter les luttes. Il sait que c’est le chemin qui conduit à sa
destruction. M. Le Pen ne choisit pas son
« camp », il y a très longtemps que le Front National est dans
celui des Sarkozy et Hollande, celui du capital. En France, mais aussi dans tous
les pays d’Europe et du monde, les travailleurs se sont massivement
rassemblés pour revendiquer. Il faudra encore beaucoup de
luttes pour faire plier le capital et s’en débarrasser, mais cette journée
internationale démontre que la classe ouvrière possède cette force pour y
parvenir. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format
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