|
|
||
|
COMMUNISTES |
||
|
|
Hebdo |
|
|
|
||
|
N°248 Semaine du 14
au 20 mai 2012 18 mai 2012 Stop, ça suffit ! Il est urgent
d’agir L’avenir de General Motors à
Strasbourg est sombre, l’usine emploie actuellement un millier de salariés à
la fabrication de boîtes de vitesse automatiques. La direction a annoncé
mercredi en comité d’entreprise extraordinaire qu’elle allait « lancer
une évaluation complète et détaillée du site en vue d’une vente potentielle
de cette unité ». Un goût de déjà-vu. Après avoir déposé
le bilan en 2009, General Motors Company avait repris son usine en 2010 pour
un euro symbolique à Motors Liquidation Company. Après deux plans de
licenciements, la Direction avait promis un maintien des effectifs moyennant
de sérieux efforts de compétitivité. Trois des quatre syndicats et 70 %
du personnel avaient alors accepté une baisse du nombre de leurs jours de
RTT, un gel des salaires en 2010 et 2011 et celui de l’intéressement jusqu’en
2012. Le seul syndicat à n’avoir pas signé était la CGT, on se souvient des
agressions physiques et verbales dont avaient fait l’objet ce syndicat et ses
représentants. Une nouvelle fois la preuve est faite: faire des
sacrifices pour le capital est vain. Roland Robert
délégué CGT dénonce la Direction de GMC qui a fait 100 millions d’euros
de bénéfices ces deux dernières années sur le dos des salariés. Cela devrait servir
de leçons aux représentants syndicaux de Carrefour, qui ont rencontré Georges Plassat, leur nouveau
directeur délégué le 10 mai. A la sortie de la réunion ils ont déclaré : « Il s’est voulu
rassurant en nous disant qu’il n’y avait rien à l’ordre du jour ». Mais
Carrefour a déjà supprimé
10 000 postes !… Alors comment peut-on
déclarer : «on reste vigilants.» Dejan Terglav,
secrétaire général de la fédération du commerce FO précise « je
crains toujours entre 3 000 et 5 000 suppressions d’emplois à
Carrefour » ce syndicaliste affirme que « dans toute la
grande distribution (Leclerc,
Casino ou Super U), près de 12 000 emplois sont menacés ».
Alors doit-on rester
l’arme au pied… pour attendre quoi ? Il est grand
temps de dire stop, ça suffit ! Depuis le
6 mai, dans les entreprises, l’inquiétude grandit. Pour beaucoup ce
n’est plus de l’inquiétude… la menace est déjà connue. C’est le cas de
l’aciérie de Florange, où Mittal vient de prolonger la mise en veille… à la
SNCM (800 salariés)… PSA Aulnay-sous-Bois… Mêmes craintes à Air France, qui
annonce des "sureffectifs"… à Areva, où les salariés redoutent un
plan… ou encore à la Fnac avec la suppression de 300 emplois déjà prévue… A Technicolor
(ex-Thomson), la direction organise
la cessation de paiement de l’usine d’Angers », qui emploie
310 salariés… Le transporteur rail-route Novatrans (260 salariés), filiale de
la SNCF, « hésite » entre
recapitalisation, cession et liquidation !... Les syndicats craignent de
nouvelles annonces à Goodyear Amiens, à PSA Rennes, ou encore dans le groupe
de presse Hersant. Il est temps
d’engager l’action, il n’y pas d’autres chemins. Selon l’analyse de Pierre
Ferracci, patron du cabinet de conseil Secafi-Alpha « La nouveauté
depuis deux ans, c’est que les suppressions d’emplois passent de moins
en moins par un plan de sauvegarde de l’emploi, et de plus en plus par des
départs volontaires ou des ruptures conventionnelles. » En résumé les
salariés sont liquidés et tout le monde ferme les yeux… Mettre la lutte à
l’ordre du jour est une question majeure car le capital, parce qu’il
fonctionne comme ça, en veut toujours plus. Dernier exemple de cette
lutte antagonique entre le capital et le travail : le jeudi 3 mai,
dans un arrêt très attendu, la Cour de cassation a tranché : la justice
n’a pas à se prononcer sur l’absence ou pas de motif économique d’un plan
social. La haute instance a
donc donné tort à la cour d’appel de Paris, qui avait annulé, en mai 2011, le
plan social de Viveo, éditeur de logiciels bancaires, qui avait licencié
en 2010 une soixantaine de salariés sans motiver suffisamment ses difficultés
économiques devant le comité d’entreprise. La décision de la
cour d’appel de Paris avait soulevé de gros espoirs chez les salariés des
entreprises Sodimedical et Ethicon. La Cour de cassation a pourtant donné raison aux
employeurs. « L’arrêt est limpide, se réjouit Me Étienne Pujol,
d’Avosial, (regroupement des avocats d’employeurs), il n’est pas possible de contester une cause de licenciement avant
qu’il soit prononcé ». Avec cet arrêt, les entreprises
peuvent déclencher des procédures de licenciements économiques sans motif
économique… La destruction de notre appareil industriel se
poursuivra avec l’équipe actuelle comme avec la précédente. La situation du peuple continuera de
s’aggraver quel que soit le parlement élu. « Communistes » propose de récupérer
la masse considérable des profits
accaparée par le capital en attendant d’éliminer ce système
économique. Vous pouvez compter sur les candidats de notre parti pour mener
ce combat et dire stop à cette politique. . Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article au format
PDF (2 pages) .
http://www.sitecommunistes.org |