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N°250 Semaine du 28 mai au 03 juin 2012 28 mai 2012 Des
dizaines de milliers d’emplois supprimés. Les plans sociaux se multiplient Hollande
et les siens laissent filer Le
chômage explose. Alors que le total des demandeurs d’emplois de toutes
catégories dépasse les 5 millions, l’INSEE prévoit que d’ici l’été, les
demandeurs d’emplois de la seule catégorie A (ceux qui n’ont occupé aucune
activité) dépassera les 10,1 % soit plus de 3 millions. *Arcelor
Mittal à Florange : 5000 emplois menacés. A l’arrêt depuis des mois. Le
PDG Mittal vient de réaffirmer que le groupe n’a pas besoin de Florange. *Les
pétroliers délocalisent le raffinage, les raffineries ferment les unes après
les autres. Après Dunkerque, Pétroplus près de Rouen – 500 salariés est en
arrêt, Lyon Bell à Berre- 353 emplois, la raffinerie est arrêtée depuis
janvier. *La
filière Télécom annonce 10.000 destructions d’emplois chez Free - SFR –
France Télécom. *La
grande distribution annonce plus de 12.000 suppressions d’emplois :
Carrefour 500 – Auchan 1700… *
Air France – 5.000 suppressions d’emplois – Jet aviation supprime 300 emplois
à l’aéroport de Bâle-Mulhouse – le transporteur routier Mory supprime 800
emplois – la SNCM (compagnie Maritime) – 800 emplois sur 2000. La Porte
parole de la Fédération nationale des entreprises de transport estime que
10.000 emplois seront menacés d’ici 2015. *Neo-sécurité,
le N° 2 de la sécurité en France : 5000 suppressions d’emplois *l’Usine
Technicolor à Angers (production de décodeurs) délocalise la production. Le
site est mis en vente, faute de repreneur il sera fermé. . Rio Tinto – 600
salariés- à St Jean de Maurienne est dans la même situation. *Dans
l’automobile : fermeture programmée de l’usine PSA d’Aulnay 3100
salariés. – à la Général Motors à Strasbourg 1000 emplois Chez Mia-électric
(Deux Sèvres) 250 emplois supprimés. *Dans
les banques : BNP-Paribas -373 emplois, chez SG-CIB 880 emplois en
France, au Crédit agricole 550 – à sa filiale CACF 600, chez Cofinoga 433… *Chez
Pessalis (ex NMPP) 1000 emplois – chez Areva 5000 suppressions d’ici 2016
– – chez Chomorat, habillement dans
l’Ardèche 182 emplois. Etc… Que font F. Hollande et son
gouvernement pour stopper cette nouvelle hémorragie d’emplois,
avec toutes les conséquences sociales pour le peuple et pour l’économie de notre
pays. Qu’attend Hollande qui clamait « le changement, c’est maintenant ».
Qu’attend-il lui qui fait des discours sur la croissance nécessaire ? Les
plans sociaux étaient déjà en route ou annoncés avant l’élection. Il a nommé un Ministre « du
redressement industriel ». Son action ? A.
Montebourg est allé chez « Fralib » où les salariés sont en lutte
depuis 600 jours pour le maintien de l’activité de l’usine. Il nomme un
médiateur. » Toutes les hypothèses seront examinées de manière
complète »… Paroles… Paroles … Chez
Lyon Bell la raffinerie de Berre, il a déclaré : « Nous avons 20%
de chances de réussite mais qui ne tente rien n’a rien ». Il avait déjà
déclaré le 20 mai au JDD « Nous connaîtrons certainement des échecs mais
il faut tout tenter » (quelle combativité Mr le Ministre !) Le
Ministre délégué aux transports qui a rencontré le PDG d’Air France, a déclaré à l’issue de cet
entretien « L’Etat n’est actionnaire qu’à 15%. Les discussions doivent être
internes à l’entreprise, elles doivent être fournies, régulières et en confiance,
avec des objectifs clairs». Quels objectifs ? Ceux de la direction de
supprimer 5000 emplois ? Autrement
dit toutes ces grandes entreprises, ces multinationales peuvent continuer à
dicter leur loi. Hollande ne change rien. Il continue comme son prédécesseur.
A bien les servir. Et pourtant, il pourrait
stopper tout de suite cette politique. Les moyens d’une toute autre
orientation existent. Les
grands groupes capitalistes accumulent des milliards de profits, y compris
depuis la crise qui a éclaté en 2008. Ils suppriment massivement des emplois,
délocalisent ; ils stoppent les investissements, ils spéculent, font des
fusions, des acquisitions dans le monde pour dominer les
marchés. Des centaines de milliards de cadeaux fiscaux et d’exonérations sociales
pris sur le budget de l’Etat leur sont offerts chaque année. Pour
stopper tout ça, il faut s’attaquer aux profits et aux pouvoirs des
multinationales, cesser d’utiliser les fonds publics pour leurs profits. Il faut augmenter le SMIC (à 1.800 euros net
mensuels), les salaires et les retraites pour relancer la consommation. Il
faut cesser de livrer les entreprises publiques à la concurrence capitaliste,
stopper les privatisations en cours – EDF –la SNCF- renationaliser les
secteurs clés de l’économie (les grandes industries, les banques, les
assurances, les transports, l’énergie). Il
faut utiliser le budget de l’Etat et les profits fabuleux pour relancer les
investissements utiles, la recherche, l’enseignement et la formation. C’est ainsi seulement que
pourra repartir à nouveau la
croissance de notre pays. C’est ce que se refuse à
faire Hollande avec son gouvernement. Pour une raison
évidente, il est au service du capital
en France comme en Europe. Son
Ministre du « redressement productif » ? « A. Montebourg va faire la tournée
des grandes entreprises. Objectif : lancer une grande mobilisation
autour du maintien de l’emploi industriel » Et dans le JDD du 20 mai, en
réponse à la question « de quels moyens disposez-vous ? Il
répond : « Il s’agit d’utiliser toutes les ressources de l’audace
et du réalisme. Je lancerai
dans quelques semaines un appel à tous les Français de bonne volonté pour
qu’ils apportent leurs
idées ». « Je
suis-dit-il plaisamment - Colbertiste – au sens où Colbert, Ministre de Louis
XIV, avec des moyens publics soutenait le secteur privé dans le but exclusif
de le faire croître et embellir. Nous avons besoins d’entrepreneurs pour
assurer la prospérité du pays ». C’est exactement ce que disaient hier
encore, les ministres de Sarkozy. Avec
ça, les multinationales peuvent dormir tranquilles, il ne faut pas compter
sur Hollande et ses Ministres pour stopper les coups du capital contre le
peuple. Pour faire reculer le
capital, rien ne remplacera les luttes que les salariés, que tout le peuple
mènera ensemble sans relâche. Toute
l’histoire de notre pays le montre. Pour
mener cette lutte vous pouvez compter sur notre parti
« Communistes » et sur nos candidats aux élections législatives. . Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article au format
PDF (3 pages) .
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